Logements sociaux: les préemptions de terrain vont s'étendre

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Six mois après la reprise en main par les préfets, 120 terrains ont été préemptés par l’État dans des communes ne respectant pas les quotas de logements sociaux. Mercredi sera publiée une nouvelle liste de municipalités récalcitrantes.

Quasiment un terrain par jour! Pas moins de 120 parcelles ont été préemptées ces six derniers mois à travers la France dans les communes ne respectant pas la Loi relative à la Solidarité et au renouvellement urbains (SRU). C’est le premier bilan, dressé par la radio RTL, depuis que l’État a annoncé la mise au pas des mauvais élèves en permettant aux préfets de préempter des terrains en lieu et place du maire. Cette action a permis de programmer 1500 nouveaux logements sociaux et une vingtaine de permis de construire auraient été signés dans les communes concernées, comme le rapporte RTL.

Les préfets ont ainsi serré la vis à Ormesson-sur-Marne, Saint-Maur-des Fossés mais aussi à Fréjus dans le Var ou encore Carry-le-Rouet, dans la région de Marseille et à Reyrieux, dans l’Ain. Parmi les prises remarquables, l’État a remonté dans ses filets à Neuilly-sur-Seine, les deux hôtels particuliers de Jacques Servier, le défunt patron des laboratoires pharmaceutiques qui portent son nom. Le permis de construire devrait être accordé prochainement pour bâtir sur cette parcelle une trentaine de logements sociaux.

Un accueil houleux

Si à Neuilly-sur-Seine la municipalité semble jouer le jeu et a récupéré la mise en œuvre de ces logements sociaux, l’accueil est parfois houleux. C’est notamment le cas à Maisons-Laffitte où le député-maire Les Républicains Jacques Myard, ne compte pas laisser passer ce qu’il estime être une forme d’autoritarisme étatique.

Des oppositions qui n’empêcheront pas l’État de publier dès mercredi 13 avril une deuxième liste de communes où l’État se substituera aux maires pour construire plus de logements sociaux. Après les 36 villes de la première liste, on sait d’ores et déjà que l’Alsace et le Nord-Pas-de-Calais, notamment, seront concernés par cette nouvelle série de mauvais élèves. En s’appuyant sur la liste des 218 communes carencées en logements sociaux, on peut estimer que Baisieux, Sequedin ou Provin pourraient être visées dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces deux communes n’avaient réalisé aucun logement social entre 2011 et 2013 tandis que la dernière en a même supprimé. En Alsace, les plus mauvais élèves se trouvent dans la région de Mulhouse (aucun logement social réalisé à Blotzheim ou Bollwiller) et dans la banlieue de Strasbourg (18% des objectifs atteints à Eckbolsheim et 27% à La Wantzenau).

Pour rappel, la première liste de 36 communes ou l’État gère directement les préemptions

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  • M1765517 il y a 8 mois

    ah le bat repart se félicite hollande et la Cosse ! et oui hlm subventionneés et beautés touristiques en vue !

  • ericlyon il y a 8 mois

    Je ne pense pas que ce soit normal mais par contre il est logique qu'après avoir dissuadé les investisseurs et les propriétaires de devenir ou de demeurer des bailleurs il faut forcément compenser par des logements en partie sociaux qui bien sûr ne seront pas accessibles à tout le monde et qui gréverons encore le budget de l'état.

  • wtc2001 il y a 8 mois

    Normal