Logements neufs : pourquoi le prix ne baisse jamais

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Alors que les prix de l'immobilier ancien baissent en France, ils sont stables voire à la hausse pour les logements neufs.

Difficile à comprendre. En pleine crise, le prix des appartements neufs continue à grimper. En 2011, il avait augmenté de 7%; l'année dernière de 0,9%. C'est d'autant plus surprenant que, dans le même temps, les ventes ont plongé: - 28% l'année dernière soit 73.700 logements écoulés. Pourtant, dans tous les secteurs frappés par la récession (automobile, prêt-à-porter...), les prix ont baissé pour reconquérir des clients. Même dans l'immobilier ancien, ils ont commencé à piquer du nez: selon Century 21, ils ont baissé de près de 2% l'année dernière.

Mais les promoteurs immobiliers, eux font de la résistance. «Il y a très peu de chances que nos prix reculent même si les tarifs de l'immobilier ancien s'enfoncent», affirme François Payelle, président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers). Une anomalie qui a une explication: «Sur chaque programme immobilier, les emprunts bancaires représentent 90% des fonds, raconte Alexandra François-Cuxac, vice-présidente de la FPI. Or les banques exigent que nous sortions une rentabilité brute de 7% et nette de 4,3 à 4,4% sinon ils ne financent pas l'opération. Cela nous empêche de baisser les prix.»

«Arrêter cette inflation de normes»

De toute façon, selon les professionnels, les coûts de revient sont plutôt en hausse. En cause, d'abord, le coût du terrain qui représente 40% du prix de revient d'un logement en Ile-de-France. Car leur prix a toujours tendance à monter. Et, si elle va dans le bon sens, la loi sur la mobilisation du foncier public qui va obliger des administrations et des établissements publics à céder gratuitement ou avec une forte décote des terrains constructibles, risque de mettre plusieurs années avant de porter ses fruits.

Autre facteur qui fait grimper les coûts: l'empilement des normes que ce soit le BBC (Bâtiment basse consommation), l'accessibilité des appartements aux handicapés... «Nous demandons aux pouvoirs publics d'arrêter cette inflation de normes, souligne François Payelle. Par exemple, il n'est peut-être pas utile de construire deux parkings par logement neuf comme certains nous l'imposent.» D'ici là, les prix ne risquent pas de baisser.

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  • chmey671 le lundi 18 fév 2013 à 15:24

    ils sont marrant quand même ces promoteurs...ce n'est jamais de leur faute... d'abords les normes, les coûts et maintenant c'est la faute des banques...MDR Qui peux encore les prendre au sérieux ?

  • adnstep le samedi 16 fév 2013 à 23:00

    @supersum : revoyez un peu l'évolution des prix immo dans les années 90. Pas d'effondrement ?

  • psevelin le vendredi 15 fév 2013 à 12:41

    cell : si j'étais pas loc', je serai ruiné à l'heure où je parle. Pigeon.

  • supersum le vendredi 15 fév 2013 à 11:49

    En France quand on ne vend plus on arrête de construire et on attend et c'est très bien comme ça, pas d'effondrement de l'immo, pas de baisse des prix pour ceux qui non gratuit est déjà trop cher

  • gnapi le vendredi 15 fév 2013 à 11:05

    On nous prend pour des buses?Ailleurs les prix (du neuf) ont baissé, mais les banques doivent être bien plus bêtes surement.Si ça ne se vend plus au prix et que cela ne peut se vendre en dessous du prix, il n'y a plus de marché. Sans marché plus de promoteur.Picétou.

  • junkmanu le vendredi 15 fév 2013 à 09:46

    les couts de prod sont trop eleves et ne peuvent s'ajuster... jusqu'au jour ou les boites feront faillite et repartiront sur des bases plus basses ( pas la peine d'accuser les banquiers, pour une fois ils n'y sont pour rien)

  • cell le vendredi 15 fév 2013 à 09:45

    Pour PSEVELIN t'aurait mieux faire de lire l'article "Pauvre locataire"

  • M4239886 le vendredi 15 fév 2013 à 08:56

    Les promoteurs ont fait fortune grâce aux avantages fiscaux financés par le contribuable et une grande part de ces avantages ont fini dans leurs bénéfices. Si demain l'Etat fait cadeau de son foncier, les prix devraient donc baisser de 40% d'après ce que je comprends ; hélas il y a de fortes chances que l'acheteur ne voit pas les prix baissés.

  • psevelin le jeudi 14 fév 2013 à 22:51

    Réponse au titre de cet article, sans lire l'article : parce qu'il reste encore des pigeons pour acheter à ces prix là.

  • titi18 le jeudi 14 fév 2013 à 22:43

    @sade11, pas vraiment d'accord avec vos propos. Votre modèle qui a fonctionné pendant plusieurs dizines d'années risquent de changer pour des raisons économiques mais surtout les métiers changent, plus particulièrement la France deviendra une simple plateforme d'échange avec de moins en moins industries. Il va être de moins en moins nécessaires de se déplacer quotidiennement pour travailler. Je pense au contraire les prix en provence devrait connaître une hausse et une baisse dans grandes villes