Logements HLM vacants : une liste des mauvais élèves publiée

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Sur fond de crise entre l'Etat et les organismes HLM, Le Parisien-Aujourd'hui en France détaille les taux d'inoccupations des habitations à loyers modérés dans plusieurs villes, «mauvaises élèves». Des taux qui oscillent entre 8% et 18%, contre une moyenne de 3% à 4% en France.

Alors que 1,2 million de demandes de logements sont en attente en France, Le Parisien-Aujourd'hui en France publie une liste de villes où le pourcentage de logements vacants va de 8% à plus de 18% du parc selon les cas, alors que le taux de vacance moyen oscille entre 3 et 4% en France. Un hit parade des 74 villes «mauvaises élèves» est publié sur le site Internet du quotidien.

Dans certaines communes françaises qui disposent de plus de 300 HLM, le nombre d'appartements inoccupés dépasse le millier. C'est le cas à Villejuif, par exemple, où 11,60% des habitations à loyers modérés sont vacants, ce qui représente 1174 logements. A Modane, en Savoie, ce taux s'élève à 18,3%. Dans le palmarès du taux de logements vides par département, le Loir-et-Cher se distingue avec un taux de 8% au 1er janvier 2009.

Au final, 20.000 à 25.000 logements seraient aujourd'hui vides, dont 8000 pour les seuls offices ayant un parc HLM de plus de cent logements.

Le quotidien explique que ces vacances ne sont pas uniquement techniques ou liées au programme de réhabilitation urbaine (Anru). Il pointe du doigt une gestion poussive du parc ou des prix peu attractifs.

 

Crise entre l'Etat et les bailleurs sociaux

 

L'annonce du Parisien-Aujourd'hui en France intervient alors que les organismes HLM sont réunis en congrès depuis mardi à Strasbourg. Des organismes qui dénoncent les décisions du gouvernement en matière de logements sociaux. Une taxe de 2% sera en effet prélevée sur le montant des loyers perçus par les bailleurs sociaux afin de financer l'aide à la pierre destinée à l'amélioration du parc HLM. Cette aide sera elle-même réduite progressivement passant de 716 millions d'euros en 2009 à 500 millions en 2011, puis 400 millions en 2013, selon les organismes HLM.

La taxe sur les organismes HLM ne devrait pas faire augmenter les loyers, puisque Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, a annoncé, il y a quelques jours, un plafonnement de la hausse des loyers HLM en 2011 à l'augmentation de l'IRL (indice de référence des loyers). Ce plafonnement pourrait limiter les vacances «de marché», vacances dues à des loyers peu attractifs poussant les locataires à se tourner vers le parc privé.

Mais pour Thierry Repentin, le président de l'Union sociale pour l'habitat, cette taxe ainsi que la baisse de l'aide à la pierre ne font qu'empirer les choses. «On se prive de 60.000 logements nouveaux sur trois ans qui ne pourront pas sortir de terre». Entre les appartements vacants et ceux dont la construction est retardée, les locataires en attente d'un HLM risquent de devoir patienter.

 

 

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