Logement social : les dérives des bailleurs pointées du doigt

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Logement social : les dérives des bailleurs pointées du doigt
Logement social : les dérives des bailleurs pointées du doigt

Conflits d'intérêt, dirigeants aux rémunérations non contrôlées, contrats signés sans mise en concurrence, emprunts toxiques contractés sur les marchés financiers : la gestion de certains bailleurs sociaux est épinglée dans des rapports rendus publics mercredi par une association de consommateurs.

La CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie), qui compte plus de 400 administrateurs locataires au sein des organismes HLM, a tiré un bilan édifiant de 51 rapports signés par la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos), chargée du contrôle des bailleurs sociaux, datant de 2013, non publiés, mais dont elle a pu obtenir communication. Pour la première fois, elle a aussi mis en ligne l'intégralité des rapports d'inspection de 67 bailleurs sociaux.

«Rémunérations disproportionnées». Les conseils d'administration «et ainsi les représentants des locataires à ce conseil, ne sont pas suffisamment informés et associés aux décisions», relève l'association. Un manque de transparence qui masque des pratiques irrégulières comme «des rémunérations de dirigeants déplafonnées sans contrôles (...) et parfois disproportionnés», souligne la Miilos. Et cela ne va pas en s'arrangeant : le nombre d'irrégularités relevées dans le mode de fonctionnement de ces organes (près de 60 en 2013) a quasiment doublé depuis 2010. Quatre dossiers ont d'ailleurs été transmis à la justice qui a donné une suite judiciaire à trois d'entre eux en 2013.

Conflits d'intérêts. Parmi les dérives ou irrégularités relevées en matière de fonctionnement, le cumul des mandats sociaux assumés par ces dirigeants, au sein de filiales ayant des activités transversales, et qui génèrent des conflits d'intérêt. Dix bailleurs sociaux sont particulièrement visés, dont «le groupe Batigère (Ndlr: plus de 100.000 logements en France), où certains administrateurs cumulent jusqu'à 27 mandats».

Mise en concurrence ...

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  • sidelcr le mercredi 17 sept 2014 à 11:35

    Les pauvres ont bon dos pour justifier les déficits , on remarque vite que le problème est très souvent ailleurs .

  • pichou59 le mercredi 17 sept 2014 à 11:25

    les smicards élus qui occupent des logements sociaux!!! je pensais qu'il n'y avait que le ps et la droite, mais le fg et pcf y mangent aussi!!!!