Logement neuf: les mises en chantier toujours en repli à fin février

le
3
Andrea Danti/shutterstock.com
Andrea Danti/shutterstock.com

(AFP) - Les mises en chantier de logements neufs en France ont reculé de 8% de décembre à février, sur un an, à 84.600, a annoncé vendredi le ministère du Logement, qui utilise une nouvelle méthode de calcul.

Dans le même temps, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs a chuté de 8,3%, à 85.600 unités, par rapport à la même période de l'année précédente, selon un communiqué.

Par type de construction, sur la période, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 10,1%, à 77.100 unités, a précisé le ministère.

Celles des logements en résidence (pour seniors, étudiants, de tourisme), un segment de niche, ont en revanche bondi de 21,7%, à 7.400 unités.

Sur 12 mois, les mises en chantier ont reculé de 10,5% pour s'élever à 351.100, selon une nouvelle méthode statistique, dévoilée le mois dernier par le ministère.

De leur côté, les permis de construire, qui renseignent sur les futures mises en chantier, affichent un repli un peu moins accentué, -6,6%, à 368.000.

Le ministère du Logement a dévoilé fin février une nouvelle méthode pour évaluer les logements mis en chantier, qu'il estime plus fiable.

Celle-ci a conduit à comptabiliser plusieurs dizaines de milliers de logements supplémentaires par an, ces dernières années.

Jusque-là, les données publiées par le service de l'observation et des statistiques (SOeS) du ministère se fondaient sur les déclarations d'ouverture de chantier, saisies administrativement.

Or ces chiffres pâtissaient de "trous de collecte", car un certain nombre de demandeurs de permis de construire omettaient de les transmettre, a révélé le ministère le mois dernier.

Désormais, le nombre de logements mis en chantier est estimé à l'aide d'un modèle statistique censé délivrer une information en temps réel de la conjoncture et fournir des résultats "plus fidèles à la réalité du terrain".

Les données collectées sur le terrain sont complétées par des enquêtes annuelles et croisées avec d'autres paramètres (stock de logements invendus des promoteurs, taux d'intérêt, moral des ménages).

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M415325 le vendredi 27 mar 2015 à 13:41

    Les impôts sur l'immobilier , les locataires mauvais payeurs et feux qui en plus saccage le logement ne donnent pas envie d'investir , plus les lois qui empêchent désert débarrasser de ces locataires indélicats , l immobilier ne risque pas de redémarrer. Les futurs acheteurs les jeunes n'ont pas assez de revenus. Donc la crise de l'immobilier va durer tant que le revenu des français ne va pas remonter.

  • bsr16 le vendredi 27 mar 2015 à 11:04

    ben pourtant à les écouter tout va mieux.....c'est la reprise , etc...

  • faites_c le vendredi 27 mar 2015 à 10:00

    Même la nouvelle méthode de calcul qui est basée sur du vent ne permet pas de montrer que la situation s'améliore! En théorie avec la méthode "archaïque", le nombre de mise en chantier a continué à s'effondrer et s'établit en réalité -150 000 sur la période considérée. Duflot a voulu amélioré la politique du logement, résultat l'immobilier s'est effondré et n'est pas prêt de se relever!