Logement neuf: le redémarrage se confirme

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En hausse de 25,1% au troisième trimestre, les ventes ont retrouvé leur niveau de 2010. Cette montée en puissance concerne tous les segments de marché: les ventes au détail, mais aussi les ventes en bloc à des bailleurs sociaux et celles de résidences services.

Le redressement des ventes de logements neufs entamé il y a deux ans se confirme. Au troisième trimestre, elles ont progressé de 25,1%, à plus de 31.800 unités. Une progression régulière depuis huit trimestres qu’Alexandra Françios-Cuxac, présidente de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers), tient à mettre en perspective: «Nous n’avons fait que retrouver le niveau des ventes de 2010 après plusieurs années très difficiles», explique-t-elle.

Cette montée en puissance concerne tous les segments de marché: les ventes au détail (+ 27,6%) mais aussi les ventes en bloc à des bailleurs sociaux (+ 13,8%) et celles de résidences services (résidences étudiants, résidences senior) qui augmentent de 25%. Résultat, selon la FPI, les ventes au détail devraient atteindre 110.000 unités. «Un peu plus que l’année dernière où il s’était vendu 105.000 logements», précise Alexandra François-Cuxac. Les facteurs de cette embellie sont connus: des taux d’intérêt très bas ont resolvabilisé les acheteurs; le dispositif Pinel qui s’adresse aux investisseurs séduit beaucoup plus que son prédécesseur, le dispositif Duflot. Enfin, le reformatage à la hausse du PTZ + aide les ménages à accéder à la propriété.

Les mises en chantier ne suivent pas au même rythme

Mais ces bonnes nouvelles ne doivent pas faire sombrer dans un optimisme béat. Car tous les voyants ne sont pas au vert dans le secteur. D’abord, les prix du m2 auront augmenté cette année (+ 3,4%). «Comme il y a une reprise de l’activité, les entreprises du bâtiment qui construisent nos logements augmentent leurs tarifs, soupire Christian Terrassoux, patron de Pitch et président de la FPI Ile-de-France. Et nous croulons sous les normes qui renchérissent les coûts de construction.» Les promoteurs estiment aussi que l’augmentation des prix est causée par le pourcentage très élevé (30%) de logements sociaux que tout programme immobilier doit comporter. À ce titre, ils souhaiteraient qu’on revoie à la baisse cette obligation.

L’autre point noir, c’est l’approche de la présidentielle car les années électorales ne sont pas très favorables au logement neuf. «Pendant l’année de la présientielle, nos ventes reculent d’1,6% en moyenne alors qu’elles progressent de 4,9% l’année qui précède l’élection et de 1,9% l’année qui la suit, raconte Alexnadra François-Cuxac. Nous avons regardé ce phénomène sur les cinq dernières présidentielles.»

Autre point noir, si les ventes sont très dynamiques, les mises en chantier ne suivent pas au même rythme. Au troisième, elles ne progressent que de 7,4% à 82 400 unités. «L’obtention des permis de construire est de plus en plus longue et le traitement des recours contre les permis de construire devant la justice prend aussi de plus en plus de temps», déplore Alexandra François-Cuxac.

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