Logement : les propositions chocs des propriétaires bailleurs

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L'Union nationale de la propriété immobilière vient de publier un livre avec 60 propositions destinées au futur ministre du Logement.

Pour tenter de peser dans le débat de l'élection présidentielle, l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) a présenté 60 propositions qu'elle va soumettre à tous les hommes politiques qui aspirent à devenir ministre du Logement.

«Les choix politiques opérés ces dernières années sont très insuffisants ou vont à contresens de ce qu'il faudrait faire pour que chacun puisse se loger», écrit Jean Perrin, le président de l'UNPI, dans l'introduction du livre, publié à 20.000 exemplaires, intitulé «Programme pour un ministre du Logement: 60 propositions».

Jean Perrin s'oppose au blocage des loyers. Il a d'ailleurs contesté, en début de semaine, le rapport de l'élu parisien d'EELV, René Dutrey, visant à instaurer un contrôle des loyers dans les zones tendues. «Le blocage ou la réglementation des loyers n'ont jamais fonctionné dans le passé et ont aggravé les crises du logement, au détriment direct des locataires», a-t-il expliqué.

Selon lui, «d'autres solutions existent, qu'il faut explorer rapidement: l'augmentation de la construction de logements, le retour des institutionnels sur le marché résidentiel, la transformation de bureaux obsolètes en logements, la simplification des rapports locatifs et du conventionnement à loyer intermédiaire».

Parmi les autres idées mises en avant dans son ouvrage, l'UNPI suggère de vendre en trois ans quelque deux millions de logements sociaux, autrement dit la moitié du parc, à leurs locataires pour un prix moyen de 100.000 euros, soit un total de 200 milliards pour l'État. Ce marché pourrait être aussi ouvert aux institutionnels (compagnies d'assurance, caisses de retraite), qui se sont retirés du marché immobilier ces dernières années.

De plus le président de l'UNPI propose de faire gérer 90% du parc HLM restant par le secteur privé. Il en attend une économie de 50 à 60 milliards sur cinq ans.

Des logements à bas coût

Les propriétaires bailleurs militent aussi pour la construction de «logements essentiels» à bas coût, à l'image de ce qui existe par exemple dans le transport aérien. Ce concept innovant «devrait permettre de construire des logements à moins de 1000 euros le m2 (hors foncier), ce qui correspondrait à moins de 100.000 euros pour un appartement de 100 m2», explique Jean Perrin.

Comment? En «ayant recours à des systèmes de préfabrication et à des procédés de construction innovants et en privilégiant des matériaux peu coûteux, comme par exemple le béton peint dans les salles de bain, à la place du carrelage».

Autre idée phare: la suppression du permis de construire dans les zones urbaines, afin de remédier à la pénurie de construction de logements neufs. «Cette libéralisation devra être compensée par un renforcement de la sanction: si le constructeur ne respecte pas les règles d'urbanisme, alors la sanction doit être la démolition», admet Jean Perrin.

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