Logement: ce que coûte le luxe aux quatre coins du monde

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Selon une étude du réseau Christie’s international real estate, le ticket d’entrée sur le marché du luxe est très variable à travers le monde. Comptez un minimum de 1 à 10 millions de dollars.

Sur le créneau du luxe aussi, les tarifs font le grand écart. Pour pouvoir prétendre accéder au-dessus du panier du marché immobilier, il faut être capable de débourser au minimum 1 à 10 millions de dollars (880.000 à 8,8 millions d’euros), selon les villes que l’on vise. C’est l’une des conclusions d’une large étude que le réseau Christie’s international real estate vient de publier.

Selon ce rapport annuel, il faut compter en moyenne 2,2 millions de dollars (1,93 M€) comme premier prix pour un logement luxueux. Mais si on peut se «contenter» d’un million pour goûter à ces joies à Palm Springs, à Atlanta ou Sao Paulo, il faudra débourser au minimum 5 millions à Los Angeles ou Hong Kong, 7 millions à Londres et même 10 millions à Monaco (voir ci-dessous).

Mettre en scène ses passions

On apprend par ailleurs que ce sur ce marché bien particulier, la tendance actuelle consiste à mettre en scène ses passions en organisant son logement pour mettre en avant son goût pour le vin, l’art, la littérature ou les objets liés au sport. Christie’s relève également une tendance très «masculine» qui s’exprime sur ce créneau avec un goût prononcé pour des équipements spécifiques: salle de poker, fumoir élaboré, bar personnel sans oublier le garage destiné à exposer ses voitures.

Londres se maintient au firmament des marchés du luxe tandis que Hong Kong vient de voler la deuxième place à New York. Derrière, Los Angeles, Singapour, Sydney, Miami ou San Francisco ont connu des évolutions contrastées selon les années. Ce n’est pas le cas de Paris, qui reste tout de meme dans le top 10, mais qui est en recul dans ce palmarès passée de la 5e place en 2012 à la 9e actuellement. C’est toujours mieux que Dubaï qui s’est retrouvée éjectée de ce Top 10 par la progression de ses concurrentes.

Dernier point intéressant: les délais de vente. À Toronto, au Canada, une valeur montante où les transactions dépassant le million de dollars ont bondi de 48% en un an, les ventes de luxe sont incroyablement rapides. Elles se concluent désormais en 28 jours (contre 31 l’an passé). Par comparaison, ce délai est de 79 jours à New York... et de 165 jours à Paris. Mais la performance de Paris n’est pas si mauvaise que cela puisque Christie’s calcule qu’un bien de luxe se vend en moyenne en 195 jours à travers le monde. Et si cette période a diminué de 23% en moyenne en un an, elle a encore progressé de 25 jours à Hong Kong pour atteindre 250 jours et même de 105 jours à Londres où il faut désormais compter un record de 270 jours pour vendre sur ce genre de marché. Au vu des tarifs atteints dans ces villes, on peut cependant comprendre que ce genre de transaction mérite réflexion. Certains acheteurs continuent toutefois de se décider très vite. «Un Brésilien a ainsi acheté récemment un appartement d’environ 5 millions d’euros après une seule visite» confie Marie-Hélène Lundgreen, directeur de Belles Demeures de France (groupe Féau) affiliée du réseau Christie’s international real estate.

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