Loewe en redressement judiciaire en Allemagne

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LOEWE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE EN ALLEMAGNE
LOEWE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE EN ALLEMAGNE

MUNICH (Reuters) - Le fabricant allemand de téléviseurs haut de gamme Loewe a demandé mardi l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, le temps de faciliter l'entrée programmée à son capital d'un ou de plusieurs investisseurs qui ont confirmé leur intérêt par lettre d'intention.

L'entreprise fondée il y a 90 ans à Berlin a été mise en difficulté par la concurrence asiatique, notamment des sud-coréens Samsung et LG Electronics, qui a tiré les prix vers le bas.

Loewe s'était placée en juillet à l'abri de ses créanciers pour engager une restructuration accélérée. Dans la continuité de cette démarche, elle a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire en auto-administration auprès du tribunal de Commerce de Cobourg, qui l'a acceptée.

Cette procédure ne concerne pas les filiales étrangères du groupe, notamment Loewe France SAS, et l'activité de l'entreprise continue normalement avec une pleine administration de son directoire actuel.

Matthias Harsch, le président du directoire, a déclaré que le groupe espérait parvenir avant la fin du mois à un accord avec un nouvel investisseur.

"Nous avons six propositions d'investisseurs sur lesquelles nous nous prononcerons dans les quatre prochaines semaines", a-t-il dit, en ajoutant que l'entreprise serait condamnée sans cet apport.

En juillet, Loewe a noué un partenariat stratégique avec le groupe public chinois Hisense International Co mais ce dernier n'a pas apporté de capitaux frais.

Loewe a accusé au premier semestre une perte nette de 26,7 millions d'euros, sur un chiffre d'affaires en baisse de 39% à 76,5 millions.

Son cours de Bourse, qui valait plus de 145 euros en 2000, perdait 27,5% à 4,43 euros à mi-journée à Francfort après un plus bas record de 3,20 euros.

Jens Hack, Véronique Tison pour le service français

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  • ja.marti le mardi 1 oct 2013 à 13:43

    Pas de miracle allemand face au bas coûts asiatiques. Ne nous laissons pas embarquer dans le discours du coût de la main d'oeuvre française. Mais exigeons des entreprises des investissements dans les secteurs d'avenir et de l'Etat une politique de formation et de mobilité géographique permettant aux salariés et aux entreprises de s'adapter aux nouvelles règles du jeu mondial.