Lockheed Martin prépare le successeur de l'U2

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Un avion-espion U2 en Asie du Sud-Est, en avril 2014.
Un avion-espion U2 en Asie du Sud-Est, en avril 2014.

L'avion-espion U2 est une légende. Il devrait être au musée avec les autres appareils de sa génération, mais, six décennies après son entrée en service, il est toujours utilisé par l'armée américaine. Mieux : il serait plus efficace que les drones ultramodernes. Les militaires lui réclameraient donc un successeur, mais, coupes budgétaires obligent, le Pentagone consacre ses crédits aux drones de reconnaissance, notamment le RQ-4 Global Hawk de Northrop Grumman. Le retrait du U2 est programmé en 2019, même s'il peut techniquement continuer de voler pendant deux à trois décennies.

Le constructeur du U2, Lockheed Martin, n'a que faire des mauvais signaux : il développe sur ses fonds propres un U2 de nouvelle génération, selon les propos du directeur du développement du U2, Scott Winstead, rapportés par FlightGlobal. « Imaginez un U2 qui serait moins détectable et plus endurant », a-t-il glissé à la presse, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'appareil. Dans le contexte actuel, il serait « irresponsable » pour Lockheed Martin de ne pas avoir un projet de successeur, a pour sa part estimé Melani Austin, directrice du programme U2.

96 % de réussite pour le U2, 55 % pour le drone

Les aviateurs américains seraient du même avis. Selon Zone Militaire, « le taux de missions réussies dans la zone Asie-Pacifique s'élève à 96 % pour le U2, contre seulement 55 % pour le Global Hawk ». Il faut dire que le drone...

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  • charleco le vendredi 21 aout 2015 à 13:48

    pour espionner, il y a toujours du financement.