Lockhart (Fed) évoque un "décollage" des taux de d'ici septembre

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ATHENS, Géorgie, 20 mars (Reuters) - Dennis Lockhart, président de la Réserve fédérale d'Atlanta, a déclaré vendredi s'attendre à une hausse des taux d'intérêt de la banque centrale américaine en juin, en juillet ou en septembre, sous réserve que la conjoncture ne se détériore pas brusquement aux Etats-Unis. Au terme de sa réunion de politique monétaire de mardi et mercredi, la Réserve fédérale a, sans surprise, supprimé de son communiqué la référence à une attitude "patiente" pour ce qui est du choix du moment auquel elle entamera la remontée des taux. Mais elle a aussi revu en baisse ses prévisions du niveau des taux d'intérêt pour les prochaines années et ses prévisions économiques pour les Etats-Unis, ce qui a conduit nombre d'intervenants à penser que le premier tour de vis monétaire de la Fed depuis 2006 interviendra un peu plus tard que prévu. ID:nL6N0WK53V Sa présidente, Janet Yellen, a précisé qu'une hausse de taux dès la prochaine réunion, en avril, était improbable. Pour Dennis Lockhart, la révision à la baisse des projections économiques de la Fed traduit une évolution "passagère" qui ne remet pas fondamentalement en cause sa prévision d'une croissance économique durable. "Je pense toujours que le milieu de l'année, voire un peu plus tard, est un bon calendrier. Cela permettrait de considérer clairement la réunion de juin comme la réunion pouvant être celle du 'décollage' des taux", a-t-il à des journalistes après un discours prononcé dans l'Etat de Géorgie. "J'ajouterais à cela juillet (...) je n'exclurais pas juillet. Et, bien sûr, septembre. Chacune de ces trois réunions est en jeu pour l'instant. Nous devons maintenant attendre de voir comment évoluent les indicateurs économiques." Après les déclarations de la Fed et de sa présidente mercredi, les traders sont une majorité à prévoir une première hausse de taux en octobre selon CME FedWatch. ID:nL6N0WK5LX Selon un autre responsable de la Fed, Charles Evans, attendre avant de commencer à relever les taux n'empêchera pas la banque centrale de contenir l'inflation, actuellement nettement en-deçà de son objectif. Le président de la Réserve fédérale de Chicago a plusieurs fois appelé à attendre 2016 avant d'entamer la remontée des taux, ce qui, selon certains de ses collègues, risquerait de laisser libre cours à l'inflation. (Howard Schneider, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)

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