Location : Paris durcit la réglementation sur les meublés

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La ville de Paris veut durcir considérablement le système de compensation aux créations de meublés dédiés au tourisme. Le but : offrir davantage de social dans la capitale, de surcroît dans les arrondissements centraux.

La Ville de Paris va renforcer sa réglementation concernant la création de meublés touristiques, afin de protéger le parc de logements à Paris et de lutter contre leur cherté, a-t-elle annoncé ce mercredi. «Ce nouveau règlement, applicable sur l’ensemble du territoire parisien, amènera tout propriétaire qui transforme un logement en meublé touristique, à le compenser par la création dans le même arrondissement d’un logement de surface au moins équivalente», explique la Ville dans un communiqué. Cela passe - entre autres - par la transformation d’un local non dévolu à l’habitation, par exemple un commerce ou un bureau.

Jusqu’à présent, une telle compensation était prévue, mais pas obligatoirement dans le même arrondissement, ce qui amenait trop systématiquement les acteurs à transformer en meublés des logements du centre de Paris et à proposer une compensation dans un arrondissement périphérique. Cette réglementation ne concerne pas les locaux constituant la résidence principale de l’occupant.

30.000 locations de meublés touristiques à Paris

Selon la Ville, Paris compte aujourd’hui 30.000 locations de meublés touristiques sur son territoire, «un chiffre en forte progression au cours des dernières années», et «le marché locatif traditionnel parisien a perdu environ 20.000 logements» en cinq ans. «Dans certains arrondissements (notamment dans le centre et l’ouest de Paris), les locations meublées touristiques peuvent représenter jusqu’à 20% de l’offre locative globale», précise la ville sur son site internet.

Cette transformation du parc immobilier, qui favorise le développement de locations entre particuliers par l’intermédiaire de sites comme Airbnb ou encore HouseTrip, peut en revanche engendrer des conséquences néfastes sur le quotidien des parisiens: chaque meublé créé représente également un logement en moins pour les habitants.

Ce phénomène est donc à double tranchant. S’il «favorise le développement de nouvelles pratiques touristiques», il engendre dans le même temps «une diminution de l’offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements, tant à la location qu’à l’achat», déplore-t-elle. Selon le cabinet de l’adjoint au Logement Ian Brossat (PCF), 15 agents de la Ville sont chargés de veiller au respect de la réglementation. En cas d’infraction, les agents peuvent transmettre le dossier au parquet. Pour 2014, 15 condamnations correspondant à 46 logement ont été prononcées, pour un total de 516.000 euros.

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