Location de voiture : particuliers ou agence, qui est le moins cher ?

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La location de voiture entre particuliers bénéficie de l'essor de l'économie collaborative tandis que les loueurs professionnels attendent l'été pour faire grimper leurs prix. Quelle solution faut-il privilégier pour ne pas exploser son budget vacances ? Le Figaro vous dit tout.

Les vacances arrivent et les Français vont se lancer à l'assaut des routes de l'Hexagone. Mais avant cela, il faut passer par la case location pour ceux qui ne sont pas propriétaire d'un véhicule. Une étape dont le coût peut considérablement alourdir le budget des vacances. Certains n'hésitent donc pas à se tourner vers la location de voiture entre particuliers pour faire baisser la facture. Est-ce vraiment la bonne solution? Le site Carigami, qui recense six loueurs internationaux et huit courtiers, a comparé les prix affichés sur sa plateforme à ceux pratiqués chez Drivy, leader français de la location entre particuliers. Alors, qui est le moins cher?

• Dans l'absolu: la location entre particuliers

Dans la plupart des cas, une location via un particulier revient moins cher que de passer par une agence. Pour la location d'une citadine quatre places pour sept jours à Paris la semaine du 20 juillet, le premier prix affiché par Drivy est 30% moins cher que celui des loueurs. À Nice, la location entre particuliers permet au loueur d'économiser 43%. Et la différence de prix grimpe même jusqu'à 141% pour la location d'une familiale à Marseille!

Drivy revendique un prix moyen de 29 euros par jour de location. «Nous ne pratiquons pas de yield management comme le font les agences de location, qui font fluctuer les prix en fonction de l'offre et de la demande, souligne Paulin Dementhon, fondateur de Drivy. Nos prix sont les mêmes tout le temps.» Pas de risque de se retrouver avec une facture démentielle si l'on veut louer la semaine du 15 août, donc.

• Pour louer un modèle récent: les professionnels

Pour les aficionados des derniers modèles, la location en agence reste la solution la plus facile: les professionnels renouvellent régulièrement leur flotte et disposent en règle générale de véhicules datant de moins d'un an, alors que l'âge moyen du parc automobile français est d'un peu plus de huit ans. Conséquence: les modèles récents (moins de cinq ans) constituent une denrée rare sur Drivy, ce qui fait grimper leur prix. Pour la location d'une citadine quatre places pour sept jours à Nice la semaine du 20 juillet, le premier prix affiché par Drivy pour un modèle récent est 21% plus cher que par un professionnel. Pour une familiale à Marseille, la différence grimpe jusqu'à 48% au bénéfice des loueurs pro.

• L'assurance: match nul

Dans le cas de la location entre particuliers, une franchise restera à votre charge en cas d'accident. Elle sera de 800 euros pour une catégorie éco dans la plupart des cas (1600 euros en cas de vol avec incapacité de rendre les clés ou dommages sur la partie haute du véhicule), 1000 euros en catégorie confort (2000 euros en cas de vol avec incapacité de rendre les clés et 1600 euros pour des dommages sur la partie haute), 1500 euros en catégorie privilège (3000 euros en cas de vol avec incapacité de rendre les clés et 1600 euros pour des dommages sur la partie haute).

Drivy a noué un partenariat avec Allianz pour proposer à ses utilisateurs une franchise réduite, à raison de cinq euros par jour de location: 150 euros en catégorie éco, 250 euros en catégorie confort et 400 euros en catégorie privilège. Celle-ci ne couvre pas les vols ni les dommages causés aux parties hautes du véhicule, dont la franchise reste au même niveau. «La franchise affichée par Drivy est à un niveau plus bas que chez la plupart des loueurs, ce qui contribue à maintenir le prix total de la location à un faible niveau, justifie Paulin Dementhon. Notre client n'est pas non plus obligé d'avancer la franchise comme dans la plupart des agences.» En cas d'accident, l'utilisateur devra également s'acquitter de 382 euros si un autre véhicule est impliqué et qu'il est déclaré responsable de l'accident et de 30 euros de frais de dossier.

Du côté des loueurs professionnels, Carigami met en avant la possibilité de souscrire une assurance avec remboursement intégral de franchise et d'utiliser des cartes Visa Premier et Mastercard Gold pour couvrir la franchise. Mais ces options ont un coût, qui peut parfois faire jusqu'à doubler le prix de la location. De quoi rendre suspicieuses les associations de consommateurs, dont l'UFC-Que Choisir qui a estimé dans sa dernière étude sur la location de voiture que «la facturation des assurances (dommages, vol, bris de glace, protection de la personne) mériterait en tant que telle une étude complète».

• Les options: la location entre particuliers

Louer la voiture de son voisin est certes moins cher mais cela requiert tout de même de faire certaines concessions. Si celui-ci préfère rouler la fenêtre ouverte en pleine canicule du mois d'août plutôt que d'investir dans une climatisation, il faudra donc faire sans. Idem pour ce qui est des sièges bébés, porte-vélos ou du GPS. Néanmoins, quand ces services sont fournis avec le véhicule, c'est sans surcoût: ils sont inclus dans le prix de la location. En outre, Drivy ne surfacture pas le second conducteur. Reste à la charge de celui qui loue de faire attention à ces détails lors de la réservation...

Les loueurs professionnels, eux, ne peuvent pas en dire autant. Comme le souligne l'UFC-Que Choisir dans son étude, «les facturations, options et surcharges pratiquées par les loueurs peuvent considérablement alourdir la facture d'une location automobile. Et elles sont potentiellement nombreuses: les conditions tarifaires d'Avis en comptent 30, celles de Hertz 37 et celles d'Europcar pas moins de 54». Attention donc à la surchauffe de son compte bancaire au moment du paiement. Pour le second conducteur, la plupart des compagnies facturent son inscription. De sept euros par jour chez Rent a Car à neuf euros chez Europcar, en passant par les prix au forfait chez ADA (15 euros) et Sixt (25,08 euros), cela peut se révéler onéreux. «Cette facturation est aussi illégitime que dangereuse, puisqu'elle incite les locataires à concentrer toute la conduite sur une même personne, là où il faudrait au contraire permettre de partager le volant», conclut l'UFC-Que Choisir.

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