Lloyds et RBS suppriment 1.900 emplois

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SUPPRESSIONS D'EMPLOIS CHEZ RBS ET LLOYDS
SUPPRESSIONS D'EMPLOIS CHEZ RBS ET LLOYDS

LONDRES (Reuters) - Lloyds et Royal Bank of Scotland ont annoncé mardi qu'elles supprimaient 1.900 emplois au total, provoquant l'ire du syndicat Unite qui a dit avoir écrit au gouvernement afin qu'il intervienne.

Lloyds a dit qu'elle supprimait 1.600 emplois dans le cadre d'un plan plus large annoncé l'an passé, lequel prévoit l'élimination de 15.000 postes et la réduction de moitié la présence de la banque en partie nationalisée à l'international.

RBS, en partie nationalisée également, a annoncé la suppression en net de 300 postes approximativement, les 464 emplois perdus étant en partie compensés par 150 emplois nouveaux.

Les syndicats tentent de mettre en lumière la situation contrastée de la politique bancaire des rémunérations, le personnel subissant une compression des effectifs et une médiocre hausse des salaires, tandis que les conseils d'administration s'accordent des millions de livres de bonus.

Le syndicat Unite a dit avoir écrit à l'UKFI, l'organisme chargé de gérer les participations de l'Etat dans les banques, et réclamé l'intervention de Londres.

L'UKFI s'est refusé à tout commentaire.

"Comment le gouvernement pourrait-il ne pas intervenir avec la disparition de ces emplois si précieux dans une économie qui est mal en point ?", s'interroge dans un communiqué David Fleming, un responsable d'Unite.

Lloyds et RBS ont dit qu'elles tenteraient de limiter au maximum les licenciements secs.

Londres détient 82% environ de RBS et 40% de Lloyds, résultat d'un renflouement des deux établissements effectué durant la crise financière de 2008.

Depuis cette crise, RBS a supprimé 34.000 emplois et Lloyds autour de 30.000 postes.

Sudip Kar-Gupta, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean Décotte

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