Livret A : en juin, les épargnants ont encore retiré 2,4 milliards d'¤

le , mis à jour à 22:35
0
Livret A : en juin, les épargnants ont encore retiré 2,4 milliards d'€
Livret A : en juin, les épargnants ont encore retiré 2,4 milliards d'€

Avant même l'annonce lundi d'une nouvelle baisse du taux de rémunération des Livrets A, les épargnants ont montré dès le mois de juin de nouveaux signes de désamour à l'égard de ce produit d'épargne. Les retraits ont été supérieurs aux dépôts à hauteur de 120 M€, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Les experts appellent cela la «décollecte».

Et les petits épargnants n'en finissent plus de ponctionner leurs Livrets A. Sur les six premiers mois de l'année, ces comptes affichent une décollecte nette de 2,45 Mds€.

L'évolution à la baisse de leur taux d'intérêt, fixé par la Banque de France et le ministère des Finances, n'encouragera pas à revenir y déposer ses économies. Actuellement rémunéré à 1%, le Livret A verra son taux baisser à 0,75% au 1er août, un plus bas historique expliqué par la faiblesse actuelle de l'inflation.

Et pourtant, la soupe à la grimace aurait pu être encore un peu plus amère. Dans un élan de magnanimité, le gouverneur de la Banque de France, pourtant favorable à une baisse du taux, n'a pas appliqué à la lettre la formule de calcul qui aurait dû conduire à un taux de… 0,50% ! Ce qui amène nombre d'observateurs à considérer qu'au regard de l'inflation (0,3%), la rémunération des Livrets A reste intéressante, même à 0,75%.

Livret A : l'historique

Cette baisse ne frappe pas seulement ce produit. Les Livrets de développement durable (LDD) sont rémunérés à la même auteur que les Livrets A. Et sur les six premiers mois de l'année, le LDD accuse lui aussi une décollecte, à 280 M€.

Cette chute de la rémunération des épargnants est censée doper la construction de logements sociaux. En effet, un taux plus bas permet notamment à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui centralise 65% de l'épargne du Livret A, d'octroyer des prêts moins chers, notamment aux organismes HLM.

Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant