Liverpool, l'an zéro

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Liverpool, l'an zéro
Liverpool, l'an zéro

Grâce à la victoire de son rival Everton sur son ennemi Manchester United (3-0), Liverpool peut profiter de ce match en retard face à Hull City pour revenir à quatre points de la quatrième place, synonyme de Ligue des champions. En attendant le dénouement de la saison, retour sur un exercice déjà classé dans la catégorie "saison de transition".

"Quand vous dépensez environ 100 millions de livres, vous pouvez vous attendre à vous battre pour le titre." Cette phrase, prononcée par Brendan Rodgers le 28 mars 2014 avant une rencontre déjà cruciale dans la course au titre face à Tottenham (4-0), prend aujourd'hui la forme d'un retour de bâton pour le manager nord-irlandais. En effet, si le sort des Reds n'est pas encore officiellement scellé, on peut d'ores et déjà tirer quelques conclusions du bilan de cet exercice 2014-2015. Évidemment, les détracteurs de Rodgers s'en donneront à cœur joie pour pointer une saison sans titre, marquée par une régression dans le jeu et dans les résultats quand d'autres salueront sa capacité à avoir réinventé son équipe et remobilisé son groupe après un début d'exercice foncièrement raté.
Un mercato ambitieux, et des questions
Remontons quelques mois en arrière. Après la vente de Suárez à Barcelone pour 81 millions d'euros, Rodgers et le board de Liverpool font flamber la planche à billets pour ramener pas moins de huit recrues au club, sans compter le transfert de Divock Origi, prêté une saison de plus à Lille. Dans le lot, trois joueurs confirmés censés faire leur place en équipe première (Lallana, Lovren, Balotelli), un attaquant d'expérience pour faire le nombre (Lambert) et une grosse pelletée de jeunes promesses du football européen (Marković, Moreno, Can, Manquillo, ce dernier étant prêté deux saisons avec option d'achat). Le cas Balotelli mis à part, l'Italien ayant vécu une saison extrêmement compliquée, que retenir de ce mercato ambitieux ? D'une part, les deux ex-cadres du Southampton de Pochettino ont eu du mal à s'insérer dans le projet de jeu de Rodgers, même si le numéro 20 a parfois sorti son épingle du jeu. Concernant les jeunes, on a vu du convaincant, à l'exemple de Can, du décevant, avec Manquillo, et restent Moreno ou Marković, dont on attendait peut-être plus en raison de l'indemnité de transfert payée par les Reds, mais qui ont montré certaines qualités. Une vague d'arrivées qui plaçait déjà la saison sous le signe de la transition.

Surtout qu'au-delà du départ du meilleur joueur du championnat, Rodgers a dû composer avec la blessure chronique de Daniel Sturridge, son atout offensif numéro 1 après le départ de l'Uruguayen, blessé lors de 20 des 34 journées de championnat cette année, et annoncé forfait jusqu'à la fin de la saison.…




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