Lissner, futur patron de l'Opéra : prix abordables et décentralisation

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Stéphane Lissner, futur patron de l'Opéra AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE
Stéphane Lissner, futur patron de l'Opéra AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE

(AFP) - Stéphane Lissner, désigné par les pouvoirs publics pour prendre les rênes de l'Opéra de Paris en septembre 2015, a indiqué vendredi qu'il souhaitait "ouvrir l'opéra" avec "des prix abordables" et montrer des spectacles en province, "chaque année dans une ville différente".

Invité vendredi de France Inter, l'actuel patron de la Scala de Milan a souligné qu'il voulait "ouvrir l'opéra à des publics qui n'y vont pas".

Rappelant que la construction de l'Opéra Bastille visait déjà à rendre l'opéra plus populaire, il a jugé "nécessaire de faire des prix abordables".

"Cela veut dire que le mécénat, attribué à 90% pour permettre à la compagnie de ballet de l'Opéra de produire des spectacles plus importants, pourrait aussi être utilisé pour baisser le prix des places", a-t-il ajouté.

"On peut faire par exemple ce que j'ai fait à Milan, une avant-première à 10 euros, réservée au moins de 30 ans : ça ouvre à un public qui n'est jamais allé à la Scala", a-t-il suggéré. "Vous ne pourrez pas le faire toute l'année mais vous pouvez donner des signaux forts".

Le futur patron de l'Opéra de Paris souhaite aussi faire profiter la province des productions de l'Opéra de Paris, financé par l'ensemble des contribuables. "J'ai proposé lors de ma nomination que nous puissions chaque année dans une ville porter un projet lyrique et aussi un projet chorégraphique", a-t-il précisé.

"Il y a un certain nombre de villes qui sont défavorisées, qui ont des gros problèmes financiers aujourd'hui et parfois ces villes ont un très beau théâtre et malheureusement on y joue peu de représentations pour des raisons budgétaires, donc je trouve que c'est notre rôle de pouvoir aller dans un certain nombre d'endroits où il n'y a pas des moyens, pour présenter certaines chorégraphies, le ballet", a ajouté M. Lissner.

"Ces rendez-vous ça pourrait être par exemple (...) chaque année une ville différente, où l'on pourrait aller par exemple deux fois avec un ballet classique et un ballet moderne".

Cette décentralisation pourrait également se faire avec l'atelier lyrique, une formation de jeunes chanteurs de l'Opéra de Paris qui se produit déjà occasionnellement "hors des murs", comme par exemple le 16 décembre à Suresnes et le 20 à Poissy, avec La Resurrezione de Haendel.

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