Lisbonne va sabrer dans ses dépenses d'ici 2016

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Lisbonne va sabrer dans ses dépenses d'ici 2016
Lisbonne va sabrer dans ses dépenses d'ici 2016

LISBONNE (Reuters) - Les dépenses publiques du Portugal devraient être ramenées à 43% du produit intérieur brut (PIB) en 2016 contre 50% en 2010, a déclaré lundi le ministre des Finances, Vitor Gaspar.

Il a ajouté que le déficit budgétaire portugais devrait être contenu à 1% du PIB en 2015 et 0,5% en 2016, selon le programme budgétaire à long terme approuvé lundi en conseil des ministres.

Ce programme ne prévoit pas de mesures d'austérité supplémentaire cette année, ni au cours des années suivantes, en dehors de celles incluses dans le plan de soutien de 78 milliards d'euros apporté à Lisbonne par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Le Portugal est confronté à sa récession la plus sévère depuis la chute de la dictature en 1974 et à un taux de chômage culminant à un niveau historique.

La trajectoire empruntée par la dette publique portugaise fait craindre aux investisseurs que le pays finisse, comme la Grèce, par devoir solliciter un nouveau plan d'aide qui impliquerait des pertes pour ses créanciers privés.

Vitor Gaspar a assuré que le programme prévu dans le premier plan d'aide était en bonne voie ce qui permettra au pays de revenir sur le marché de la dette avant la date initialement prévue et qu'il n'était pas nécessaire de mettre en oeuvre de nouvelles mesures d'austérité.

"Le ratio endettement/PIB du Portugal atteindra un pic l'année prochaine et diminuera sensiblement à partir de ce moment-là", a-t-il dit à des journalistes.

"Le montant total des recettes va se stabiliser tandis que les dépenses baisseront fortement. L'ajustement est tourné vers la partie dépenses", a-t-il encore déclaré, ajoutant que la croissance du PIB atteindrait 2,5% en 2016.

Selon les prévisions de la Commission européenne, l'économie portugaise devrait se contracter de 3,3% cette année. Elle devrait ensuite progresser très légèrement, de 0,3%, en 2013, une année présentée comme cruciale.

Le ministre des Finances n'a fourni aucune prévision de croissance pour 2014 et 2015.

"Le Portugal doit retrouver les conditions nécessaires à son retour sur le marché obligataire avant septembre 2013", a-t-il dit. "Les signaux envoyés par les investisseurs internationaux laissent entendre que la perspective d'un retour à temps sur le marché n'a jamais été, depuis la mise en oeuvre du plan d'aide, aussi positive qu'elle ne l'est aujourd'hui."

Sergio Goncalves, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • mucius le lundi 30 avr 2012 à 18:41

    Voila la bonne voie que Hollande sera contraint rapidement d'emprunter. N'en déplaise à ses stupides électeurs. C'est la voie que le na\bot aurait dû suivre mais il en était incapable