Limogé par le Parlement, le ministre irakien des Finances accuse Maliki

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    ERBIL, Irak, 22 septembre (Reuters) - Hoshiyar Zebari, le 
ministre irakien des Finances limogé par le Parlement, a accusé 
jeudi soir l'ancien Premier ministre Nouri al Maliki d'avoir 
orchestré son éviction et de chercher à faire tomber le 
gouvernement. 
    Les députés ont retiré mercredi par 158 voix contre 77 leur 
confiance à Zebari, soupçonné de corruption et de mauvaise 
gestion de fonds publics.   
    Membre de la communauté kurde, longtemps ministre des 
Affaires étrangères de l'Irak post-Saddam Hussein, y compris 
sous Maliki, Zebari se défend des accusations portées contre 
lui. 
    "La partie qui se trouve derrière cette audition et ce 
retrait de la confiance, c'est (la coalition) Etat de droit et 
son chef, Nouri al Maliki, en collusion malheureusement avec le 
président du Parlement, Salim al Jabouri", a-t-il dit à des 
journalistes dans un hôtel d'Erbil, la capitale du Kurdistan 
autonome irakien. 
    Maliki, chiite irakien, accusé d'avoir attisé les tensions 
religieuses et favorisé l'émergence de l'Etat islamique sunnite 
par ses politiques jugées discriminatoires envers la majorité 
sunnite du pays, a été remplacé en 2014 par Haïdar al Abadi. 
    Pour Zebari, au-delà de son cas personnel, c'est bien Abadi 
qui est la cible de cette initiative "vengeresse, politisée et à 
courte vue". 
    "La cible de ces auditions politiques, ce n'est pas tel ou 
tel ministre. L'objectif est d'atteindre la tête de l'exécutif, 
de faire tomber le gouvernement et de troubler la situation 
politique", a-t-il dit. 
    Maliki, qui ne siège pas au Parlement, dirige le Parti Dawa, 
principale faction de la coalition Etat de droit. 
 
 (Mahdi Talat; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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