Ligue1: Reims renouvelle son bail dans l'élite

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par Dimitri Rahmelow

REIMS (Marne) (Reuters) - Le Stade de Reims, l'un des trois promus du début de saison, est parvenu à décrocher son maintien parmi l'élite grâce à sa dixième victoire en 37 matchs de championnat, samedi, contre Lorient, sur le score de 1-0.

Après avoir retrouvé le plus haut niveau du football français 33 ans après l'avoir quitté, le double finaliste de la coupe d'Europe des clubs champions en 1956 et 1959 a ouvert un chapitre dont il souhaite maintenant écrire de nombreuses pages.

"C'est magnifique", résume le défenseur de 21 ans Aïssa Mandi.

"On attendait ça depuis le début de saison. C'était notre objectif premier. La saison a été faite de hauts et de bas. On est tous contents et fiers. On a douté mais on n'a jamais rien lâché et on a continué à travailler".

Si les Champenois ont signé quatre victoires sur les huit premiers matches et ont même occupé la 5e place de la Ligue 1, ils ont ensuite essuyé une rafale de 15 matches sans succès pendant trois mois et demi entre le 20 octobre et le 3 février.

"On a aussi réussi à s'en sortir parce que notre groupe a été solide dans les moments difficiles et jusqu'à la fin de la saison", se rappelle encore Mandi qui a disputé 28 matches cette saison.

Certes, le groupe ne s'est pas fissuré mais l'entraîneur Hubert Fournier et son adjoint Olivier Guégan ont eu à prendre quelques décisions radicales pour tenter de remobiliser un groupe forcément rongé par le doute.

Quelques jours avant un déplacement à Nancy, début février, plusieurs cadres avaient été écartés, accusés d'avoir envisagé de lâcher leur coach lors d'une partie de poker. Ils avaient démenti mais le choc psychologique avait permis de renouer avec la victoire (2-1).

"Je pensais que je serais plus décontracté que l'an passé, en Ligue 2 mais on a la même pression et j'ai eu quelques nuits blanches", avoue le président Jean-Pierre Caillot.

"Les grands pronostiqueurs nous envoyaient en Ligue 2, je suis ravi qu'on leur ait donné tort".

AVENIR INCERTAIN POUR FOURNIER

Parmi les contrariétés qui ont jalonné sa saison, Jean-Pierre Caillot a dû composer avec le tandem technique Fournier-Guégan qui ne se sont jamais réellement entendus. Et la question du maintien du duo se pose à l'aube de la nouvelle saison.

"Je serai entraîneur de Reims à Marseille (où les Rémois se déplaceront dimanche pour le dernier match de la saison-NDLR). On fera le bilan, et on prendra les décisions. Il faut que tout soit réuni pour qu'on reparte une autre saison qui ne sera forcément pas facile", plaide Hubert Fournier qui termine sa troisième saison en tant qu'entraîneur.

"On va discuter avec Hubert Fournier, je n'ai pas l'intention de me séparer de lui", répond son président alors que Fournier, dont le contrat court encore pour une saison, est annoncé du côté de Caen et de Guingamp depuis plusieurs jours.

Au-delà de la question de l'entraîneur et de son adjoint, la réflexion s'oriente désormais vers la reprise, en juillet, et notamment l'effectif qui sera amené à disputer la deuxième saison d'affilée en Ligue 1.

"On va essayer de garder un maximum de joueurs de cette équipe. 80% de notre effectif venait de Ligue 2 ou de National", rappelle le président Jean-Pierre Caillot dont les troupes ont notamment réussi à battre à domicile Lyon et le Paris Saint-Germain (1-0).

Parmi les joueurs du vestiaire champenois à avoir déjà côtoyé la Ligue 1, plusieurs mettent déjà en garde contre la saison à venir car la deuxième année au plus haut-niveau est souvent considérée comme plus difficile car elle doit être celle de la confirmation.

"On espère que la saison prochaine pourra être, et sera, meilleure. Et que la première nous serve de leçon. C'aurait été con (sic) de descendre sachant qu'on est la 7e défense du championnat", plaide l'arrière gauche Franck Signorino passé par Metz et Nantes.

Edité par Jean-Paul Couret

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