Ligue internationalisée, équipe nationale pénalisée ?

le
1
Ligue internationalisée, équipe nationale pénalisée ?
Ligue internationalisée, équipe nationale pénalisée ?

Le 22 septembre 2014, la Professionnal Footballeurs Association a officiellement réclamé l'instauration de quotas pro-Anglais en Premier League. Raisons officielles ? Le déclin de l'équipe nationale et l'absence d'opportunités pour les jeunes formés au pays. L'internationalisation du football de club tue-t-elle le football de sélection ? La réponse par les chiffres.

Un championnat qui ne fait pas la part belle aux joueurs locaux est-il par nature nuisible à son équipe nationale ? Le débat - relancé par l'association des joueurs anglais le 22 septembre - est, dans les faits, ouvert depuis plus d'une décennie de l'autre côté de la Manche. Il faut bien avouer que les chiffres parlent pour les footeux anglais : sur la saison 2013-2014, seuls 211 Anglais ont joué en Premier League, soit un peu moins de 34% de l'ensemble des footballeurs impliqués (628). Et au Mondial ? Les Three Lions ont disparu dès le premier tour, condamnés dès leur second match, avec une équipe hétérogène de stars en fin de course (Gerrard, Lampard) associées à des jeunes encore un peu tendres à ce niveau (Jones, Shaw, Oxlade-Chamberlain, Sterling, Welbeck...). Quant aux joueurs « intermédiaires » censés être en pleine force de l'âge tels Rooney, Sturridge ou Hart, ils n'ont pas sublimé leur sélection. Philippe Piat, président de l'UNFP et de la FIFpro, est persuadé de l'existence d'une corrélation : « C'est vrai que les compétitions les plus importantes, la Coupe du monde, le Championnat d'Europe, sont tronquées par la présence trop importante d'étrangers dans certains championnats. Les pays qui ont trop importé de joueurs n'ont pas de résultats probants. Les joueurs nationaux n'ayant pas de places pour jouer, l'équipe nationale est forcément affaiblie. Ne serait-ce que pour ça, on ne peut que compatir à la situation anglaise. »
Premier League, Serie A et Liga Sagres, boulets de leur sélection ?
Pour appuyer cette théorie, rien de plus facile que de pointer du doigt la performance de la Squadra Azzurra, elle aussi sortie dès le premier tour, et pour laquellet la Serie A affichait un ratio de seulement 49% d'Italiens en Serie A en 2013-2014. On peut aussi évoquer le cas du Portugal, humilié par l'Allemagne alors que sa Liga Sagres ne fait jouer que 48% de sélectionnables. Pendant ce temps, les sélections sud-américaines présentes en quarts de finale, l'Argentine, le Brésil et la Colombie, affichaient des ratios de nationaux supérieurs à 90% dans leurs championnats nationaux respectifs... Il est clair que la présence massive en première division de joueurs nationaux favorise l'éclosion de plus de talents, ceux-ci ayant l'opportunité d'acquérir expérience et visibilité, quand ils ne partent pas l'acquérir à l'étranger. Cependant, le protectionnisme dans le football n'est pas...

...

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • marcvado le mercredi 8 oct 2014 à 10:09

    chacun chez soi et tout ira beaucoup mieux