Ligue des champions: pas question de faire impasse, dit Girard

le
0

par Simon Carraud

MONTPELLIER, Hérault (Reuters) - Montpellier a du retard à rattraper en Ligue 1 mais le club n'a aucune intention de faire une croix sur la Ligue des champions et le match contre l'Olympiakos le Pirée mercredi, à en croire l'entraîneur René Girard.

Bien au contraire: les rendez-vous européens sont l'occasion de retrouver les réglages qui ont permis aux Héraultais d'être sacrés champions de France à la barbe du Paris Saint-Germain, de l'Olympique Lyonnais ou de Lille, la saison dernière.

"Il n'y a pas d'impasse. Demain, il y a un match de Champions League et on va le jouer à fond. On va le jouer pour se qualifier", a assené, comme une profession de foi, René Girard lors d'une conférence de presse à la veille du match.

"L'objectif n'est pas de perdre de l'énergie mais d'aller en chercher", a-t-il insisté.

Un credo repris par les joueurs, en premier lieu Jamel Saihi, qui accompagnait son entraîneur devant les journalistes: "On a assez cravaché la saison passée pour être là aujourd'hui. Donc on va pas faire l'impasse."

Pourtant, le contexte n'a pas de quoi porter à l'optimisme.

Montpellier sort d'une défaite contre Arsenal et d'un match nul contre Schalke 04 et pointe à la troisième place du groupe B avec un maigre point.

Seul l'Olympiakos, pour l'instant, fait moins bien. Zéro point. Mais les Grecs ont signé une série étourdissante de sept victoires en autant de matches de championnat.

"GRANDIR"

Tout le contraire des Montpelliérains, à la traîne en Ligue 1, avec une 16e place et huit points en neuf rencontres. Et, à domicile, c'est l'hémorragie. Les spectateurs de La Mosson n'ont assisté à aucune victoire cette saison en compétition.

Dans ces conditions, les matches en phase de groupe peuvent servir de marchepied vers le plus haut niveau européen pour ce petit nouveau en Ligue des champions.

"C'est le meilleur endroit et la meilleure compétition pour grandir", selon René Girard, qui a rappelé que le club se débattait encore en Ligue 2 au printemps 2009. Hier ou presque.

"On apprend, on découvre ce qu'est le très haut niveau. On sait qu'on est un petit club parmi le gotha." Y compris face à l'Olympiakos, que René Girard considère comme le favori de la rencontre en raison de sa plus longue expérience européenne.

Pour cet apprentissage accéléré, Montpellier a pris des leçons au contact d'Arsenal et de Schalke 04. Et, face à ces deux morceaux de choix, les Montpelliérains ont prouvé qu'ils n'étaient pas ridicules.

"Au niveau comptable c'est pas trop ça, mais au niveau du jeu, on a pu rivaliser", a estimé Jamel Saihi.

René Girard pourra d'autant plus s'appuyer sur ce match qu'il en aura une vision d'ensemble. Le technicien remuant, qui a écopé d'une suspension pour avoir dressé son majeur en direction de son homologue de Schalke, sera interdit de banc.

"Cette communication (avec les joueurs) est importante, d'autant plus qu'à la mi-temps je ne pourrai pas être dans les vestiaires", a dit l'ancien sélectionneur des Espoirs.

Il sentira un peu de frustration, des gradins, mais "tactiquement, c'est la meilleure place". De sa vigie, il pourra tirer quelques enseignements avant la réception de Nice samedi.

Faute de quoi, Montpellier risque de devoir faire un choix entre championnat et Ligue des champions.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant