Ligue des Champions - OL : Nabil Fékir est de moins en moins intouchable

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Ligue des Champions - OL : Nabil Fékir est de moins en moins intouchable
Ligue des Champions - OL : Nabil Fékir est de moins en moins intouchable

Mardi soir, Nabil Fékir a débuté la rencontre de Ligue des Champions opposant le Dinamo Zagreb à l’Olympique Lyonnais sur le banc. Nouveauté éphémère ou véritable tendance ?

A Lyon, le temps des remises en question n’a pas encore percé, tout juste préservé par un espoir persistant de qualification pour les huitièmes de finale de Ligue des Champions, et une victoire de façade en Ligue 1. Pourtant, il a déjà frappé l’un des cadres de l’OL, dont le statut érigé par son coach Bruno Génésio et le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps n’avait rien de commun. Mardi soir, Nabil Fékir, jusqu’ici titularisé à chaque fois qu’il en avait les moyens physiques, a débuté une rencontre pourtant cruciale pour son équipe sur le banc des remplaçants. Le constat est encore trop exceptionnel pour être significatif, mais il a au moins autant de chances de se répéter que de rester unique.

Un repos forcé plus qu’un choix tactique

Sur le papier et dans les faits, le coach des Gones a toutes les raisons de récidiver. Vendredi, à Lille (victoire 1-0), son équipe a entamé une série de 10 matchs répartis sur un petit mois, et il aurait tort d’éreinter un joueur visiblement perdu dans ses batailles physiques depuis plusieurs semaines. Face à une très faible équipe croate, le technicien de 50 ans n’avait de toute façon pas pris d’énormes risques, tant l’attaquant a peiné à se montrer décisif lors des huit dernières rencontres de l’OL, où il n’a délivré qu’une passe décisive. Dans le contenu, son absence temporaire -il a remplacé Maxwell Cornet à la 66e- n’a pas inversé la tendance, le rendement des Lyonnais demeurant faiblard et chétif pour une équipe souhaitant intégrer le gratin européen.

Fékir comme les autres ?

Dans les faits, son entrée en jeu n’a rien amené de transcendant, et s’est avérée beaucoup moins déterminante que celle de Corentin Tolisso. Le milieu de terrain a entraîné le retour du milieu en losange et donné plus d’épaisseur à la récupération et à la relance lyonnaise, laissant transparaître une véritable attitude de titulaire. Tout le contraire de l’international français, qui, à quelques jours d’un match important face au PSG, n’a jamais été aussi près de trouver le statut d’un footballeur lambda : celui dont le talent ne suffit plus à rendre intouchable.
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