Ligue des Champions - OL : Les 3 vrais enjeux de la soirée à Zagreb

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Ligue des Champions - OL : Les 3 vrais enjeux de la soirée à Zagreb
Ligue des Champions - OL : Les 3 vrais enjeux de la soirée à Zagreb

L’Olympique lyonnais a besoin d’un concours de circonstances favorable pour rêver à une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Et pourtant, le déplacement chez le Dinamo Zagreb (20h45) recèle de bien d’autres enjeux qui le rendent important.

Assurer la Ligue Europa

Le scénario ouvrant à Lyon les portes des huitièmes de finale n’est pas cousu de fil blanc. L’OL doit d’abord s’imposer chez le Dinamo Zagreb mardi (20h45), a priori pas l’obstacle le plus compliqué à franchir sur la route de la qualification. Mais le club rhodanien devra espérer dans le même temps la défaite du FC Séville à domicile contre la Juventus Turin, pour ensuite battre les Andalous et les dépasser à la différence de buts particulière ou générale lors de la dernière journée. Parce que de toute évidence, il est quasi impossible de compter sur un faux-pas des Bianconeri à domicile face au Dinamo Zagreb dans deux semaines. Alors les Lyonnais font semblant d’y croire, se disent qu’un succès les maintiendrait à coup sûr dans la cours. « Ce qui est sûr, c’est qu’il faut jouer à fond pour n'avoir aucun regret », a claironné Bruno Genesio lundi en conférence de presse. Sans imaginer non plus que l’autre rencontre soit un match de dupes. « Je n’ose même pas imaginer une seconde que la Juve laisse passer le match face à Séville », a soufflé Maxime Gonalons.

Tout en rêvant à un Top 16 européen qu’ils n’ont plus connu depuis 2011-12, à une époque où Genesio n’était encore que l’adjoint de Rémi Garde et où la qualification était passée par une incroyable victoire 1-7… chez le Dinamo Zagreb, les Lyonnais restent pragmatiques. Le premier objectif de la soirée de mardi, ce sera d’assurer un repêchage en Ligue Europa, auquel il n’avaient même pas eu le droit la saison dernière. « Je n’ai pas d’inquiétude concernant la motivation de mes joueurs, c’est la Ligue des Champions, a lâché Genesio. Un nul et une victoire nous assureraient la Ligue Europa, c’est l’autre intérêt du match de demain (mardi)… » Surtout que si la compétition est moins lucrative que sa grande soeur et attirera plus difficilement la foule au Parc OL, elle laisserait entrevoir d’autres possibilités. Avec leur effectif, les Lyonnais auraient clairement un coup à jouer à l’échelon inférieur, où ils avaient atteint les quarts de finale en 2014, en rivalisant largement avec la Juventus. Voilà pourquoi il n’y aurait pas que du négatif à se retrouver en Ligue Europa en février.

Relancer Nabil Fekir

Il y a bientôt deux mois que Nabil Fekir a éclaboussé de sa classe et de sa technique individuelle le derby contre Saint-Etienne (2-0). Depuis, l’attaquant de l’OL se cherche sans se trouver. Sont passés par là entretemps une expulsion pleine de frustration à Nice (2-0), des prestations insipides en L1 ou en Ligue des Champions et une entrée sans saveur avec l’équipe de France face à la Côte d’Ivoire la semaine dernière (0-0). Son début de saison avait donné l’illusion d’un joueur ayant recouvré la pleine possession de ses moyens, la suite a rappelé que revenir d’une rupture des ligaments croisés du genou n’avait rien d’un long fleuve tranquille. Chez les Bleus comme en club, Deschamps et Genesio connaissent l’étendue du potentiel de Fekir et ce n’est pas un hasard s’ils lui maintiennent leur confiance, tout en faisant le maximum pour lui donner le cadre pour qu’il s’épanouisse.

Si le sélectionneur des Bleus l’a convoqué en novembre en dépit de sa mauvaise passe, c’est parce qu’il voit en lui le remplaçant idéal d’Antoine Griezmann en cas de blessure de la star de l’Atlético Madrid. Si l’entraîneur des Gones insiste pour que son équipe évolue à deux attaquants, c’est parce qu’il sait que cette configuration est la plus propice à mettre en valeur les qualités de son numéro 18. « Nabil Fekir progresse régulièrement, a indiqué Genesio lundi, après l’avoir protégé à maintes reprises publiquement et avoir souligné le contrecoup logique de son retour à la compétition. Je prendrai la décision demain de le titulariser ou pas mais je n’ai aucune inquiétude à son sujet. » « Alex (Lacazette) et Nabil sont des atouts plus qu’essentiels car ils sont capables de faire la différence à tout moment. Il faut encore laisser un peu de temps à Nabil. Quand ces deux joueurs sont à 100%, ça devient plus facile pour nous. » Raison de plus pour faire en sorte que Fekir redevienne lui-même le plus vite possible. Un premier but ou une première passe décisive en Ligue des Champions pourrait l’y aider. Mardi semble le moment parfait pour qu’il ou elle arrive.

Entretenir la dynamique

Jamais depuis le début de la saison l’OL n’avait enchaîné quatre matchs sans défaite toutes compétitions confondues ou trois victoires en L1. Ce sont les deux séries en cours actuellement à Lyon et elles ont permis au club de se replacer en championnat, à la quatrième place, tout en éloignant pour un temps le spectre de la crise. Rechuter chez le Dinamo Zagreb tomberait bien mal dans ce contexte. « La série de trois victoires donne de la confiance, même si on n’est pas encore totalement guéris, a aisément reconnu Gonalons lundi. On doit faire mieux dans les secondes périodes. On doit être aussi plus réalistes dans nos temps forts pour être plus sereins après la pause. » A Séville (1-0) ou contre la Juventus (0-1), c’était à chaque fois à ce moment-là que l’OL avait craqué. Sans un soupçon de réussite, cela aurait encore pu lui arriver vendredi dernier à Lille (0-1). Oui, l’équilibre lyonnais reste fragile. Alors il faut éviter tout ce qui pourrait l’ébranler. A commencer par une contre-performance en Croatie mardi.

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