Ligue des champions: objectif nul pour le PSG à Kiev

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LE PSG DOIT AU MOINS FAIRE MATCH NUL À KIEV
LE PSG DOIT AU MOINS FAIRE MATCH NUL À KIEV

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain va mal en championnat mais se porte comme un charme sur la scène européenne où mercredi, il lui suffira d'un match nul à Kiev pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Privé de C1 pendant huit ans, le club de la capitale a son destin entre ses mains à l'aube de cette avant-dernière journée de la phase de poules.

Deuxième du groupe A avec neuf points, à une longueur du FC Porto, le PSG peut même espérer une "finale" à domicile le 4 décembre contre les Portugais, avec pour enjeu la première place. À condition, toujours, de ne pas s'incliner à Kiev.

Mais à la lumière de ses dernières prestations en Ligue 1 - deux défaites d'affilée au Parc des Princes et un match nul à l'extérieur -, les raisons de croire en un succès facile en Ukraine sont ténues, même si le PSG avait balayé le Dynamo 4-1 en septembre.

Car la traditionnelle "crise de novembre", dont la réalité est parfois plus médiatique que mathématique, a fait son retour au Camp des loges.

L'entraîneur Carlo Ancelotti a été le premier, samedi, à parler d'état d'urgence.

"Oui, c'est une crise, je n'ai pas de problème à dire que c'en est une et nous devons en sortir au plus vite. Nous avons le caractère pour", a-t-il pesté après le revers de son équipe face à Rennes (2-1), qui a pourtant joué à neuf contre onze pendant plus d'une demi-heure.

"SANS ÉTAT D'ESPRIT, ON N'IRA PAS LOIN"

"Nous ne sommes pas encore une équipe solide, avec une bonne attitude. Nous avons joué individuellement. Je suis ici pour construire une équipe, ce que nous ne sommes pas encore", a-t-il reconnu dans une colère contenue.

Les reproches visent d'abord certains joueurs offensifs, peu enclins à faire les efforts pour se replier ou couvrir leurs coéquipiers, mais aussi l'absence de véritable esprit collectif depuis le début de saison.

Zoumana Camara, promu capitaine contre Rennes en raison des nombreuses absences au sein du groupe, est le premier à faire amende honorable et à dénoncer cette situation.

"La qualité intrinsèque des joueurs est là mais ce n'est pas une addition de bons joueurs qui fait une bonne équipe. Sans état d'esprit, on n'ira pas loin", prévient l'ancien Stéphanois.

"Est-ce qu'on se bat les uns pour les autres ? Oui, mais on ne le fait pas en continu", analyse-t-il.

Au cours de ses trois derniers matches sans victoire en Ligue 1, le PSG a également montré que sans Zlatan Ibrahimovic, expulsé contre Saint-Etienne puis suspendu les deux rencontres suivantes, il lui était difficile de faire la différence.

La bonne nouvelle est que l'international suédois fera son retour mercredi, à Kiev.

Carlo Ancelotti sera toutefois privé de Christophe Jallet, Mathieu Bodmer et Kevin Gameiro, tous blessés, ainsi que de l'un de ses titulaires indiscutables, Jérémy Ménez, touché à la cuisse.

Edité par Grégory Blachier

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