Ligue des Champions: Munich-Chelsea, une finale inattendue

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Ligue des Champions: Munich-Chelsea, une finale inattendue
Ligue des Champions: Munich-Chelsea, une finale inattendue

par Mike Collett

MUNICH (Reuters) - Le tableau final de la Ligue des champions promettait un choc entre le FC Barcelone et le Real Madrid mais ce samedi, à l'Allianz Arena de Munich, le trophée le plus convoité d'Europe deviendra propriété du Bayern ou de Chelsea.

Il y a encore quelques semaines, précisément avant les demi-finales de la plus prestigieuse des compétitions européennes, le rêve d'une finale 100% espagnole aux accents de "clasico" s'est évanoui, après une séance de tirs au but pour le Real et à l'issue de deux matches frustrants offensivement pour le Barça.

Des deux clubs qui s'affronteront samedi, le Bayern est certainement celui qui a cru le premier qu'un tel scénario pourrait se dérouler. La date du 19 mai, synonyme de finale dans son nouvel écrin, était entourée au feutre noir sur les agendas des dirigeants bavarois depuis très longtemps.

Le propriétaire russe de Chelsea Roman Abramovich, qui a injecté près d'un milliard d'euros dans le club depuis 2003 pour remporter ce trophée, avait dû lui aussi mettre une croix sur cette page. Mais l'encre avait dû quelque peu s'estomper au regard de la première partie de saison en demi-teinte des Blues.

Il a fallu le limogeage d'André Villas-Boas et son remplacement sur le banc en mars par Roberto Di Matteo pour que le rêve de Chelsea de remporter pour la première fois de son histoire cette prestigieuse compétition prenne corps.

Il y a d'abord eu cette victoire éclatante en huitième de finale retour contre Naples (4-1), après une défaite 3-1 en Italie.

"Ce match a été un déclic, un véritable tournant dans notre saison", a d'ailleurs confié cette semaine le milieu de terrain des Blues Frank Lampard.

Après cette rencontre, Chelsea a en effet enchaîné en éliminant Benfica au tour suivant puis le Barça, et a fini sa saison en beauté en remportant la Cup au détriment de Liverpool.

"CETTE FINALE ÉCLIPSE TOUT LE RESTE"

La seule ombre au tableau est la sixième place des Blues en championnat qui signifie que si Chelsea ne s'impose pas samedi, le public de Stamford Bridge ne verra aucun match de Ligue des champions la saison prochaine.

"Nous avons les qualités et l'expérience pour gagner cette finale. Il ne faudra pas se manquer même si entre les suspensions et les blessures, j'en ai la migraine", a expliqué cette semaine Roberto Di Matteo, privé de John Terry, Branislav Ivanovic, Ramires et Raul Meireles.

Les défenseurs centraux Gary Cahill et de David Luiz sont en outre incertains, de même que le Français Florent Malouda.

Du côté de la Bavière, même si les hommes de Jupp Heynckes ont laissé échapper le titre et la Coupe d'Allemagne à Dortmund, chacun veut croire à la bonne étoile du Bayern cette saison.

Sorti indemne du "groupe de la mort", au sein duquel figuraient Manchester City, Villarreal et Naples, le club allemand s'est ensuite ouvert la route de "sa" finale en écartant le FC Bâle, l'Olympique de Marseille et pour finir, le Real Madrid.

"Nous avons éliminé le champion d'Espagne et le champion d'Angleterre", a d'ailleurs tenu à souligner cette semaine Christian Nerlinger, le manager général du club allemand, qui vise sa cinquième "Coupe aux grandes oreilles".

"Nous avons dominé cette compétition et cette finale éclipse tout le reste", a-t-il ajouté, comme pour préciser que cette saison, seul cet objectif comptait réellement aux yeux des dirigeants bavarois.

Du côté du capitaine, le ton a été plus mesuré.

"Si nous ne gagnons pas, plus personne ne parlera de nous comme une génération dorée du Bayern", a ainsi souligné Philipp Lahm, conscients qu'au panthéon du football et dans les mémoires de supporters, seuls les titres comptent.

Pour Bastian Schweinsteiger, la problématique est plus simple et l'avantage de jouer à domicile est de taille.

"Je suis persuadé que nous pouvons le faire. Si nous le faisons pas notre propre stade, où pourrions-nous le faire?"

Avec Karolos Grohmann; Olivier Guillemain pour le service français, édité par Grégory Blachier

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