Ligue des champions: Montpellier fait ses classes

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MONTPELLIER FAIT SES CLASSES EN LIGUE DES CHAMPIONS
MONTPELLIER FAIT SES CLASSES EN LIGUE DES CHAMPIONS

par Dimitri Moulins

GELSENKIRCHEN, Allemagne (Reuters) - Contre Arsenal, pour son premier match en Ligue des champions, Montpellier a payé pour apprendre. Hors de question de prendre une deuxième leçon sur le terrain de Schalke 04 mercredi.

Que ce soit pour les joueurs, les supporters ou l'entraîneur, la première du club héraultais est devenue une référence, pour le jeu développé par les équipiers de Younès Belhanda et pour l'enthousiasme et l'envie affichés à la Mosson.

Mais pas pour le résultat.

Montpellier a perdu 2-1, qui plus est à domicile, mais Montpellier s'est dit, ce soir-là, que se hisser au niveau des meilleurs clubs européens devait être possible.

Vraiment ?

"Il y a encore du chemin à faire, il faut continuer à avancer", tempère l'entraîneur, René Girard.

"Je pars du principe qu'en football, on est heureux quand on gagne. C'est un mini-championnat, si on ne prend pas de points, on n'avance pas."

Montpellier tient donc une performance sur laquelle l'équipe peut s'appuyer. Mais le MHSC est également dans la quasi obligation d'aller prendre des points à l'extérieur pour garder un espoir de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition.

"Il est certain qu'il faut aller faire quelque chose à l'extérieur", reconnaît Girard.

"Que l'on grappille un petit quelque chose pour ensuite essayer d'asseoir, à la maison, quelque chose de superbe."

C'est en Allemagne, face au FC Schalke 04, que les Héraultais vont aller chercher ce petit espoir. Et surtout découvrir un autre monde.

"Schalke a fini troisième d'un championnat allemand qui, pour moi, a une grande valeur", explique l'entraîneur héraultais.

"C'est une équipe jeune, qui pratique un football très ouvert, un football allemand qui ne calcule pas trop, ils jouent beaucoup."

Et le club de Gelsenkirchen évolue dans une enceinte de plus de 60.000 places, la Veltins Arena.

"Dans ce stade quasiment fermé, il y a beaucoup de résonance, beaucoup d'ambiance", témoigne René Girard.

Diminué sur son flanc gauche par les blessures du défenseur Henri Bedimo et de l'attaquant John Utaka, tous deux forfaits pour la rencontre, Montpellier ne devra pas être attentif à l'ambiance, comme le serait un spectateur.

Car, face à Arsenal, le club héraultais a découvert que le moindre instant de déconcentration, la moindre erreur défensive, à ce niveau-là, pouvaient entraîner un but.

"Il ne faut pas aller là-bas en figurants", insiste René Girard. "Il faut garder l'état d'esprit qui est le nôtre, y aller pour faire quelque chose de bien car je pense que c'est possible."

Edité par Julien Prétot

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