Ligue des champions: Marseille n'a plus le choix

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MARSEILLE N'A PAS LE DROIT À L'ERREUR FACE À NAPLES
MARSEILLE N'A PAS LE DROIT À L'ERREUR FACE À NAPLES

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - L'Olympique de Marseille tentera d'inscrire mardi ses premiers points en Ligue des champions en recevant Naples, sans aucun droit à l'erreur après ses revers initiaux.

L'OM ne compte aucun point au compteur en deux matches dans un groupe F dominé par Arsenal, qui compte deux victoires et six points. Dortmund et Naples suivent au classement avec un succès chacun.

"Sur six matches, on a perdu les deux premiers, on doit réussir un gros coup pour continuer à espérer. Notre groupe affiche beaucoup de combativité et d'adhésion dans le travail pour renverser la situation", constate Elie Baup, l'entraîneur de l'OM.

Battu à domicile par Arsenal (2-1) lors de la première journée, Marseille s'est de nouveau incliné sur la pelouse du Borussia Dortmund, finaliste l'an passé (3-0).

Le troisième revers consécutif toutes compétitions confondues de l'OM, samedi à Nice, n'a fait qu'accentuer une pression de plus en plus palpable sur le club marseillais, qui a rétrogradé de la troisième à la cinquième place du classement de Ligue 1, à sept points du Paris Saint-Germain.

"C'est toujours plus compliqué que dans le cas inverse. On garde une certaine confiance car on a montré de bonnes choses dans ces rencontres perdues. On a des situations, mais il y a des petites erreurs qui nous coûtent cher à chaque fois", affirme le capitaine de l'OM, Steve Mandanda.

"Mathématiquement, c'est encore jouable même si cela va être compliqué (...) On a envie de montrer un beau visage de l'OM sur la scène européenne", ajoute le gardien de but.

Les raisons sont multiples pour expliquer la zone de turbulences que traverse l'OM : des options tactiques de l'entraîneur aux absences répétées des joueurs cadres, du manque de réalisme des attaquants aux lacunes des défenseurs, jusqu'aux prestations en dents de scie des nouvelles recrues.

AMBIANCE TENDUE

"Ce qui est important, c'est d'amener beaucoup de monde dans la surface adverse. Le réalisme est aussi lié à la confiance", explique l'entraîneur de Marseille, qui élude volontairement la question d'un journaliste italien sur les conséquences d'un nouveau revers sur sa situation personnelle.

L'ambiance est d'autant plus tendue dans les travées du Stade Vélodrome que l'OM n'a guère réussi, depuis le début de saison, ses prestations à domicile face aux grosses cylindrées.

Ce fut le cas en Ligue des champions face à Arsenal, mais aussi en Ligue 1 devant le PSG et Monaco, trois défaites consommées sur un score identique (2-1).

"Les enseignements de la Ligue des champions sont qu'il faut avoir une concentration sur 95 minutes, sans faire ces erreurs de naïveté que l'on a payé cher. L'expérience de ces rencontres peut nous aider à ne plus commettre ces fautes", souligne Elie Baup.

Rafael Benitez, l'entraîneur de Naples, se montre d'ailleurs méfiant.

"Cela va leur donner plus de hargne sur le terrain et une grande volonté de gagner. Cela rend notre tâche plus difficile", dit-il.

"C'est le groupe de la mort. Ce n'est pas un test pour notre saison, mais un test pour la situation dans cette poule même s'il n'est pas fondamental de gagner demain (mardi) au vu des premiers résultats."

Après sa victoire 2-1 face à Dortmund lors de l'entame de la phase de groupes, Naples s'est incliné à Arsenal (2-0). La défaite vendredi face au leader de la Serie A, l'AS Rome (2-0), n'a pas entamé le moral des Napolitains, toujours deuxièmes du Calcio.

AVEC OU SANS HIGUAIN?

"Pour moi, ce match reste positif malgré la défaite. Ce sont deux épisodes de jeu qui décident de l'issue du match, mais l'équipe a montré beaucoup de caractère. Je suis sûr qu'elle le démontrera de nouveau face à Marseille", relativise l'entraîneur du Napoli.

"Après la défaite de Rome, nous devons nous reprendre et réussir un bon résultat. Nous devons montrer que l'on est vivant", affirme le milieu de terrain de l'équipe napolitaine, Inler Gökhan.

L'international suisse estime qu'il ne faut surtout pas mésestimer l'équipe marseillaise malgré sa série de mauvais résultats.

"L'OM va nous presser assez haut, il faudra bien mettre en place notre jeu. Mathieu Valbuena, c'est l'une des armes de Marseille. Nous avons étudié son jeu pour le contrer mais il n'est pas le seul joueur à surveiller", dit-il.

Outre des points précieux, Naples a aussi perdu devant Rome son défenseur uruguayen Miguel Angel Britos, blessé à l'épaule. Le latéral droit colombien Juan Zuniga sera également absent au stade Vélodrome.

Après deux semaines d'absence en raison d'une douleur au mollet, l'Argentin Gonzalo Higuain pourrait récupérer sa place à la pointe de l'attaque napolitaine.

"Il s'est entraîné dimanche et lundi. La décision sera prise entre lui et moi. Le joueur est blessé et il a besoin de temps pour récupérer (...) On a encore besoin d'une nuit pour décider", dit-il.

Avec ou sans Higuain, l'OM pourra toujours se rassurer à la vue du bilan peu favorable à l'extérieur du Napoli ces dernières années en Europe, le club italien n'ayant gagné que deux matches sur ses 13 derniers déplacements pour huit défaites.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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