Ligue des champions: les clubs italiens sur une ligne de crête

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LA JUVENTUS D'ANTONIO CONTE AU PIED DU MUR
LA JUVENTUS D'ANTONIO CONTE AU PIED DU MUR

par Brian Homewood

BERNE (Reuters) - Extrêmement indécis, le sort des trois clubs italiens engagés en Ligue des champions - la Juventus Turin, le Milan AC et Naples - pourrait basculer cette semaine d'un côté ou de l'autre à l'occasion de la cinquième journée de la phase de groupes.

Ces trois-là peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale ou quitter la compétition prématurément, un scénario qui renforcerait l'idée d'un déclin des clubs italiens sur la scène européenne.

À l'inverse, le destin de Chelsea, du Paris Saint-Germain et du Real Madrid semble plus tranquille : eux n'ont besoin que d'un match nul, a priori à leur portée, pour assurer leur place dans le groupe des 16 grands d'Europe.

Les Londoniens joueront mardi soir sur le terrain du FC Bâle et, le lendemain, les Parisiens accueilleront l'Olympiakos Le Pirée et les Madrilènes les Turcs de Galatasaray.

En cas de réussite, ils rejoindraient Manchester City, le Bayern Munich, l'Atletico Madrid et le FC Barcelone qui ont déjà leur billet pour les huitièmes en poche.

LE CAS BALOTELLI

Les Italiens n'en sont pas encore là. Le Milan et la Juventus restent en course mais affichent un bilan peu reluisant : une victoire en quatre matches pour les Rossoneri, aucune pour les Bianconeri.

Deuxième du groupe H derrière le Barça avec cinq points, le Milan rendra visite mardi soir au Celtic Glasgow, un adversaire qui ne l'aurait sans doute pas inquiété si le climat n'était pas si délétère dans le club de Silvio Berlusconi.

Voilà sept matches, toutes compétitions confondues, que les septuples champions d'Europe n'ont plus goûté à la victoire. Et le fauteuil sur lequel est assis l'entraîneur, Massimiliano Allegri, paraît de moins en moins stable.

Les signes ne sont pas encourageants dans le vestiaire, frappé par une épidémie de blessures et fragilisé par le comportement parfois déroutant de son attaquant star, Mario Balotelli.

Une défaite au Celtic Park les relèguerait à la troisième place de leur groupe, voire à la dernière si l'Ajax Amsterdam venait à s'imposer à domicile face à un Barça qui n'a plus grand-chose à jouer.

"S'EN SORTIR"

Massimiliano Allegri a lancé samedi cet appel aux bonnes volontés à l'issue d'un match nul 1-1 contre le Genoa durant lequel Balotelli a raté un penalty : "Nous devons nous en sortir tous ensemble."

"Il y a encore beaucoup de points à prendre (en championnat) et nous devons nous qualifier en Ligue des champions. Il faut que nous retournions les choses en notre faveur", a-t-il ajouté.

La situation est encore plus critique pour la Juventus Turin, dernière du groupe B avec une longueur de retard sur le FC Copenhague et Galatasaray et sept sur le Real Madrid.

Une défaite à domicile contre les Danois, mercredi soir, sonnerait le glas des derniers espoirs des champions d'Italie qui restent une grande puissance à l'échelle nationale mais ont quitté, selon le diagnostic de l'entraîneur Antonio Conte, le gotha continental.

Pourtant placé dans l'un des groupes les plus relevés - si ce n'est le plus relevé -, le Napoli pourra se contenter mardi d'un match nul sur la pelouse du Borussia Dortmund, vice-champion d'Europe, pour aller en huitièmes.

Les Napolitains comptent neuf points, soit autant que les Gunners d'Arsenal, trois de plus que les Allemands et neuf de plus que l'Olympique de Marseille, déjà condamné.

Rafael Benitez et ses joueurs ne sont pas pour autant tirés d'affaire puisque les derniers résultats - une lourde défaite à Turin (3-0), une autre à domicile contre Parme le week-end dernier (1-0) - ont élimé leur confiance.

Simon Carraud pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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