Ligue des champions: les Allemands ne sont pas là par hasard

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LE BAYERN ET DORTMUND, FAVORIS POUR LA FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS
LE BAYERN ET DORTMUND, FAVORIS POUR LA FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

par Karolos Grohmann

DORTMUND, Allemagne (Reuters) - Quand l'équipe d'Allemagne s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2010 après avoir passé quatre buts à l'Angleterre puis à l'Argentine, il était évident qu'il se tramait quelque chose dans le football allemand.

Trois ans plus tard, le petit vent de folie entrevu en Afrique du Sud a gagné en force, au point de devenir une tornade qui a balayé cette semaine les clubs espagnols en demi-finales aller de la Ligue des champions.

Le grand FC Barcelone a reçu une correction mardi sur la pelouse du Bayern Munich (4-0). Vingt-quatre heures plus tard, le Real Madrid a pris une leçon dans la Ruhr, à Dortmund (4-1).

Inutile de dire que les deux équipes du nord de l'Europe sont désormais largement favorites pour se qualifier pour la finale de la plus prestigieuse compétition européenne, qu'aucun club allemand n'a gagnée depuis douze ans.

C'est d'ailleurs dans la foulée du dernier titre conquis en C1 par le Bayern, en 2001, que le football allemand a semé ce qu'il est en train de récolter aujourd'hui.

CENTRES DE FORMATION

Irritées de subir revers sur revers dans les grandes compétitions internationales, les instances fédérales se sont lancées dans une vaste politique de développement des centres de formation à travers le pays, pour un coût estimé au final à plus de 700 millions d'euros.

Mercredi soir, à Dortmund, pas moins de six produits de cette nouvelle politique ont terrassé le Real : Mats Hummels, Marco Reus, Mario Götze, Marcel Schmelzer, Ilkay Gündogan et Sven Bender.

Certes, ces six-là n'étaient pas en Afrique du Sud, en 2010, car trop jeunes. Mais ils sont aujourd'hui tous internationaux et la Fédération allemande (DFB) n'a pas décidé par hasard d'ouvrir, en 2014, son musée à Dortmund, symbole de la réussite de son projet d'excellence dans la formation.

Mercredi, après la défaite du Real, l'entraîneur José Mourinho s'est montré très prolixe à l'heure d'évoquer Dortmund et le football allemand d'une manière générale.

"Dortmund a été la meilleure équipe, mentalement et physiquement. Ils méritaient de gagner", a dit le Portugais.

"L'Allemagne a fait éclore une très belle génération de joueurs ces dernier temps", a poursuivi Mourinho, d'habitude peu enclin à tresser des louanges à ses adversaires.

Olivier Guillemain pour le service français

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