Ligue des champions: les affinités espagnoles de Heynckes ont payé

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LES CONNEXIONS ESPAGNOLES DE JUPP HEYNCKES ONT PORTÉ LEURS FRUITS
LES CONNEXIONS ESPAGNOLES DE JUPP HEYNCKES ONT PORTÉ LEURS FRUITS

par Brian Homewood

ZURICH (Reuters) - L'entraîneur du Bayern Munich, Jupp Heynckes, explique en partie le large succès de son équipe sur le FC Barcelone en demi-finale de la Ligue des champions par sa connaissance du football espagnol.

Dans un scénario quasi inimaginable en début de saison, les Bavarois ont terrassé les Catalans à deux reprises en huit jours, une première fois la semaine dernière à l'Allianz Arena (4-0) et une seconde au Camp Nou mercredi soir (3-0).

Le 25 mai, Jupp Heynckes, 67 ans, sera en finale de la Ligue des champions, une compétition qu'il connaît bien pour l'avoir remportée en 1998 avec le Real Madrid.

Son expérience de la Liga ne s'est pas limitée à cette seule saison passée chez les Merengue car il a également entraîné au cours de sa carrière Tenerife et l'Athletic Bilbao.

"Je connais le football espagnol. Je connais les joueurs. Je connais la philosophie. J'ai toujours regardé le Barça jouer contre le Real parce que j'adore ça", a-t-il expliqué à la télévision allemande après la qualification de son équipe.

L'Allemand, déjà finaliste de la C1 l'an dernier, réalise une saison pleine avec un titre de champion assuré et encore une finale de Coupe d'Allemagne à jouer en plus de celle de Wembley.

Il sera pourtant remplacé dans les prochains mois par l'ancien entraîneur du Barça Pep Guardiola, qui a trouvé un accord pour s'installer en Bavière après une année sabbatique.

"OSRAM"

La manière dont le Bayern a géré le dossier a pu sembler blessante pour Jupp Heynckes, dont l'avenir, malgré d'excellents résultats plaidant pour lui, n'avait jamais été évoqué auparavant publiquement par ses dirigeants.

Faisant fi de ce contexte, l'Allemand a tenu bon et, depuis l'annonce en janvier de l'arrivée de Guardiola, son équipe a enchaîné 21 victoires en 22 matches toutes compétitions confondues.

Surnommé "Osram", allusion au fabricant allemand de lampes et à sa manière de rougir de colère en quelques secondes, Jupp Heynckes a développé un style de jeu propre au Bayern et, surtout, un état d'esprit irréprochable.

Impressionnant en phases de groupes, le club allemand a éliminé Arsenal en huitième de finale, surclassé la Juventus Turin en quart et pulvérisé le Barça en demi. Et à chaque fois, Jupp Heynckes a mis en avant la force de son collectif.

"Dans cette équipe, tout le monde pousse dans le même sens. Nous sommes en train d'accomplir un boulot incroyable et nous avons extrêmement faim de trophées. Les deux matches contre Barcelone ont prouvé que nous étions capables de produire un football de haut niveau", a-t-il analysé mercredi.

"Nous sommes une vraie équipe", a-t-il poursuivi, saluant par ailleurs le fait qu'aucun des trois joueurs menacés d'une suspension n'ait récolté de carton jaune au Camp Nou, ce qui aurait été synonyme de suspension pour la finale.

Au milieu de ce groupe allemand, il y avait mercredi soir un homme qui était un peu plus heureux que les autres, Javi Martinez, l'ancien joueur de l'Athletic Bilbao.

"J'ai dû jouer dans ma carrière 14 ou 15 fois contre le Barça quand j'évoluais en Espagne et je n'ai jamais gagné. Il a fallu que je parte en Allemagne pour y arriver."

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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