Ligue des champions: le Real l'a déjà fait il y a 38 ans

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LE REAL MADRID AU PIED DU MUR
LE REAL MADRID AU PIED DU MUR

par Mark Elkington

MADRID (Reuters) - Comment se qualifier pour la finale de la Ligue des champions après avoir perdu 4-1 la demi-finale aller à Dortmund? Le Real Madrid s'est posé cette question toute la semaine et en fouillant dans ses archives, le club espagnol a pu au moins trouver un peu de réconfort.

Car il y a 38 ans, en Coupe des clubs champions, les Merengue ont déjà retourné pareille situation face aux Anglais de Derby County.

Certes, il s'agissait d'un deuxième tour et non d'une demi-finale mais après s'être incliné 4-1 en Angleterre, le Real avait su inverser la tendance dans son stade en marquant dans la prolongation un but qui lui avait permis de s'imposer 5-1.

Les Merengues de l'époque s'appelaient entre autres Vicente Del Bosque, l'actuel sélectionneur de l'Espagne, ou encore Carlos Santillana, l'homme grâce à qui la qualification devint réelle à la 100e minute de cette rencontre épique.

"Ce match-là, comme celui contre le Borussia Mönchengladbach (un scénario similaire en Coupe de l'UEFA, NDLR), fut incroyable", s'est souvenu cette semaine dans la presse espagnole l'ancien attaquant du Real.

"Le stade Bernabeu, si vous l'enflammez, est capable de tout brûler", a ajouté l'ancien international espagnol, comme pour dire à ses successeurs qu'à domicile, aucune situation n'est jamais perdue d'avance.

Aujourd'hui, 38 ans après cet exploit, les espoirs des Madrilènes de remporter une dixième C1 ne reposent plus sur Santillana mais sur Cristiano Ronaldo, qui est l'actuel meilleur buteur de la Ligue des champions avec 12 réalisations et qui reste sur 51 buts en 50 matches avec son club.

Un temps incertain pour ce choc en raison d'une douleur musculaire à la cuisse contractée la semaine dernière dans la Ruhr, l'international portugais sera finalement de la partie.

"NOUS AVONS LES JOUEURS POUR FAIRE CE GENRE DE CHOSES"

Face à Dortmund, mardi soir, les Merengue vont certainement tout tenter offensivement et ces derniers auront pour eux d'avoir comme adversaire l'équipe la plus faible défensivement du dernier carré avec 18 buts encaissés.

Au-delà de ce lourd handicap à remonter, les joueurs de José Mourinho auront peut-être à coeur d'offrir à leur entraîneur une sortie digne de ce nom, juste avant qu'il ne fasse probablement ses valises pour l'Angleterre.

Résolus depuis plusieurs mois à perdre son titre de champion, le Real est aujourd'hui au pied du mur s'il veut sauver sa saison.

En face, Dortmund a passé un week-end des plus tranquilles en s'imposant 2-1 face au Fortuna Düsseldorf en Bundesliga avec une équipe largement remaniée.

"Avec dix changements, ce n'était pas très évident mais nous sommes professionnels et nous acceptons cette situation", a déclaré samedi le capitaine Sebastian Kehl.

"Nous avions à coeur de gagner, d'assurer notre deuxième place en championnat et d'emmagasiner de la confiance avant mardi", a-t-il ajouté.

Son entraîneur Jürgen Klopp est allé plus loin dans l'analyse en envoyant même au passage une petite pique à un autre demi-finaliste favori pour la finale de Wembley.

"Les gens disent depuis des semaines qu'il y a seulement une équipe en Allemagne capable de faire tourner et de gagner quand même des matches", a-t-il dit en faisant référence au Bayern Munich, vainqueur 4-0 de sa demi-finale aller face au FC Barcelone.

"Je suis heureux de voir que pour nous, cela a marché deux fois d'affilée et que nous sommes capables de montrer à ces gens que nous avons les joueurs pour faire ce genre de choses", a-t-il ajouté.

Dortmund n'a plus disputé de finale de C1 depuis 1997, l'année de son seul sacre continental et reste invaincu à l'extérieur cette saison en Ligue des champions.

Avec Karolos Grohmann à Berlin, Olivier Guillemain pour le service français, édité par Hélène Duvigneau

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