Ligue des champions: le PSG veut y aller par étapes

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LE PSG REFUSE L'ÉTIQUETTE DE FAVORI EN LIGUE DES CHAMPIONS
LE PSG REFUSE L'ÉTIQUETTE DE FAVORI EN LIGUE DES CHAMPIONS

PARIS (Reuters) - Désormais assuré de disputer les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain refuse l'étiquette de favori de la compétition qu'il laisse volontiers à des clubs comme le Bayern Munich ou Barcelone.

Les Parisiens ont gagné leur place pour le tour suivant en battant l'Olympiakos le Pirée mercredi soir au Parc des Princes (2-1), avec en prime la certitude de finir premiers de leur groupe.

A cette occasion, ils ont prouvé qu'ils avaient, outre les qualités techniques qu'on leur connaissait, les nerfs solides puisqu'ils ont inscrit le but de la victoire à la 90e minute alors qu'ils étaient réduits à dix.

Pour autant, l'entraîneur Laurent Blanc refuse de voir au-delà des huitièmes de finale, le rendez-vous des 16 meilleures équipes du continent, qui se joueront début 2014.

"La première chose que l'on devait faire c'était d'avoir l'ambition de passer les poules et de terminer premiers. C'est chose faite, donc on est très satisfait", a-t-il dit après la victoire sur l'Olympiakos.

"Après, la Champions League, c'est une compétition très dure à gagner", a-t-il aussitôt ajouté. "Il y a des clubs qui ont plus de légitimité à annoncer qu'ils peuvent la gagner."

Car le PSG est encore une équipe jeune, bâtie depuis l'arrivée des investisseurs qataris en 2011, et n'a ni le palmarès ni le prestige des ténors historiques.

"On a de l'ambition, mais on ne va pas le claironner à tout va, ce n'est pas mon style. Mais essayons de procéder étape par étape. Espérons que le tirage au sort soit clément", a dit Laurent Blanc.

CONTRE LE SORT

La première place offre l'avantage d'échapper aux premiers des autres groupes mais les Parisiens pourraient néanmoins trouver sur leur route des clubs du calibre du Borussia Dortmund, de Manchester City ou de la Juventus Turin.

Le PSG peut toutefois continuer à avancer sereinement compte tenu du jeu proposé depuis le début de la saison et des garanties offertes en attaque par Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani, tous deux buteur contre l'Olympiakos.

Sur la pelouse du Parc des Princes, les deux goleadors et leurs coéquipiers ont réussi à dominer le jeu, au point de conserver le ballon 55% du temps - 70% en première période -, alors que les éléments semblaient s'être ligués contre eux.

Ils ont en effet joué avec un double handicap au milieu de terrain : le jeune Italien Marco Verratti a été exclu en tout début de seconde période (46e) et le Français Blaise Matuidi était affaibli.

L'international Bleu, quasi indispensable dans le schéma de Laurent Blanc, a demandé à sortir en fin de match, à la place de Thiago Motta qui aurait dû quitter la pelouse selon les plans initialement prévus.

"Il est venu nous voir pour nous dire qu'il ne se sentait pas bien", a expliqué Laurent Blanc, sans savoir si cette baisse de forme était due à un coup de froid ou aux efforts fournis.

"On a su aller chercher la victoire à dix contre onze", s'est félicité Adrien Rabiot, entré en jeu pour densifier le milieu de terrain. "Ça prouve que ce groupe a du caractère, de l'envie, une énorme solidarité. Des ressources mentales qui font qu'on est invaincus depuis longtemps maintenant."

Simon Carraud et Olivier Guillemain, édité par Gilles Trequesser

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