Ligue des champions: le PSG, un drôle d'épouvantail européen

le
0
LE PSG, ÉPOUVANTAIL EUROPÉEN
LE PSG, ÉPOUVANTAIL EUROPÉEN

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le PSG continue, mine de rien, son parcours quasi sans faute cette saison en Ligue des champions et commence à devenir un véritable épouvantail européen, dont il est toutefois encore délicat de sonder le vrai potentiel.

Quelques minutes après l'élimination de son club en huitième de finale, l'entraîneur du FC Valence semblait trouver la qualification des Parisiens logique, légitime et comme écrite à l'avance.

Mais à l'heure de se prononcer sur le véritable niveau du PSG et sur un éventuel pronostic du futur proche des Parisiens dans la compétition, Ernesto Valverde est resté presque sans voix.

"Je ne sais pas jusqu'où ils peuvent aller, honnêtement. C'est une équipe nouvelle, avec de nouveaux joueurs, qui joue très bien mais c'est difficile à dire", a commencé par souligner le technicien espagnol.

"Toutes les équipes en quarts sont très fortes. Ce sera serré pour eux à partir de maintenant", a-t-il poursuivi, comme pour ne pas être le premier à se jeter à l'eau en disant que le PSG peut rêver en grand cette saison en C1.

Le club de la capitale, qui retrouve cette année la Ligue des champions après huit ans d'absence, n'a en effet pas volé sa place parmi les huit meilleures équipes d'Europe.

Pour preuve, les hommes de Carlo Ancelotti affichent un bilan cette saison en C1 de six victoires, pour un match nul et une seule défaite et disposent de l'une des meilleures défenses du continent.

Et quand il a fallu montrer les crocs, comme contre le FC Porto au Parc des Princes en phase de poules (2-1) ou à Mestalla lors du huitième de finale aller (2-1), le PSG a impressionné. Est-ce suffisant pour faire peur aux autres cadors européens ?

"Je n'en sais rien, il faudrait poser cette question à nos futurs adversaires", estime le latéral droit parisien Christophe Jallet.

"Mais ce qui est sûr, c'est que pour l'instant, on n'a perdu qu'un seul match en Ligue des champions cette saison et j'espère que cela restera notre seule défaite jusqu'au bout", poursuit-il.

"Notre objectif est d'aller le plus loin possible. On y va étape par étape. D'abord il y avait la phase de poules, après les huitièmes de finale... Maintenant on est en quarts et on aura forcément notre carte à jouer", jure l'ancien Lorientais.

"JE NE SAIS PAS JUSQU'OÙ NOUS POUVONS ALLER"

Rompu à la Ligue des champions pour l'avoir remportée à quatre reprises, deux fois en tant que joueur puis deux autres en tant qu'entraîneur, Carlo Ancelotti préfère également ménager le mystère quant aux ambitions de son groupe cette saison en C1, à l'image d'un joueur de poker qui cacherait son jeu.

"Je ne sais pas jusqu'où nous pouvons aller. Pour l'instant, nous nous sommes bien débrouillés depuis le début de la compétition. On y a mis toute notre énergie", souligne le technicien italien.

"Nous sommes très heureux car cette année, il n'y a que quatre équipes européennes qui sont encore en course sur tous les tableaux : le Bayern Munich, la Juventus, Porto et le PSG", prend-il toutefois la peine de préciser, comme pour donner du relief à la performance de son équipe, en tête de la Ligue 1 et encore en course en C1 et en Coupe de France.

Mais que les futurs adversaires du PSG se rassurent, le club de la capitale a encore beaucoup à apprendre pour devenir un grand d'Europe.

Comme à savoir gérer, par exemple, un résultat. Mercredi soir contre Valence, les Parisiens ont semblé jusqu'à l'ouverture du score de Jonas presque gênés par leur avantage du match aller.

De même, l'équipe alignée par Ancelotti a éprouvé beaucoup de difficultés à jouer sans véritable attaquant de métier en pointe, en l'absence de Zlatan Ibrahimovic, suspendu. Et la très bonne entrée en fin de match de Kevin Gameiro, un spécialiste du poste, n'a fait que renforcer cette idée.

Mais heureusement pour Paris, les cadres ont serré les rangs et permis au final au PSG de décrocher sa qualification en assurant une solide présence défensive, à l'image de Thiago Silva, Thiago Motta ou encore de Blaise Matuidi.

A l'heure de distribuer les bons points, Ancelotti ne s'est d'ailleurs pas trompé.

"Motta s'est beaucoup sacrifié, tout comme Silva. Ils ont fait tous les deux un très grand match (...) Quand à Matuidi, je n'ai plus de mots pour dire combien il est fantastique. C'est l'un des meilleurs milieux de terrain d'Europe."

Edité par Simon Carraud

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant