Ligue des champions: le PSG rate son examen de passage à Porto

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LE PSG BATTU PAR PORTO EN LIGUE DES CHAMPIONS
LE PSG BATTU PAR PORTO EN LIGUE DES CHAMPIONS

LISBONNE (Reuters) - Le Paris Saint-Germain version qatarie a raté mercredi soir son premier examen de passage face à un grand d'Europe, le FC Porto, qui a profité de l'engourdissement des Parisiens pour s'imposer 1-0 et prendre la tête du groupe A de la Ligue des champions.

Une fois n'est pas coutume, le joueur le plus tranchant du côté parisien n'était pas l'une de ses stars planétaires en attaque mais le gardien Salvatore Sirigu, qui a longtemps sauvé les siens, jusqu'au but de James Rodiguez à la 83e minute.

Comme enivrés par leur série de cinq victoires consécutives toutes compétitions confondues, les joueurs de champ dont beaucoup découvrent cette année le plus haut niveau européen ont semblé tétanisés en comparaison de l'hyperactivité portugaise.

Une seule fulgurance pour le PSG tout au long de la soirée: Zlatan Ibrahimovic a tenté un des ces gestes fous (20e) dont il est l'un des rares à détenir le secret. Sur un centre de Jérémy Ménez, il a réalisé à l'aveuglette une aile de pigeon pour lober le gardien, qui a dû repousser le ballon en catastrophe.

Dès la fin du match, le défenseur Mamadou Sakho a lui-même tiré un bilan lucide de la rencontre au micro de Canal +: "Vu le match qu'on fait, vu la détermination qu'ils avaient, un peu supérieure à nous, (le résultat) reste logique."

"Rien de dramatique", a pris soin d'ajouter le joueur, Parisien pur sucre, titularisé dans la charnière à côté du Brésilien Thiago Silva, annoncé à son arrivée cet été comme l'un des meilleurs de la planète à son poste.

Les chiffres lui donnent raison: les chances de qualification du PSG pour le tour suivant sont loin d'être enterrées. Avec trois points, le club n'est qu'à trois longueurs de Porto et à égalité de points avec le Dynamo Kiev.

Sans compter que le prochain match sera, en théorie au moins, plus abordable, le 24 octobre contre le Dinamo Zagreb, bon dernier du groupe A. Les Croates restent sur deux défaites en Europe, la dernière remontant à mercredi contre Kiev (2-0).

31 ANS SANS FANFARE POUR IBRAHIMOVIC

Mais ce premier revers de la saison en compétition tombe au plus mal à quatre jours du déplacement à Marseille pour l'un des premiers sommets de la saison en Ligue 1. En cas de victoire, les joueurs de Carlo Ancelotti prendront les commandes.

En attendant, le stratège italien a affiché sur le bord du terrain une mine plus dubitative que jamais devant la prestation de ses hommes, tout à coup devenus maladroits en particulier au milieu de terrain.

Symbole de ce toussotement de la mécanique parisienne, l'Italien Marco Verrati, qui irradie le championnat de France de son talent précoce depuis la rentrée, en a souvent été réduit à envoyer de longs ballons, faute de réussir à trouver la brèche.

En face, les Portugais ont attaqué, vaque après vague. Dès la deuxième minute, James Rodriguez s'est montré dangereux sur un centre de Silvestre Varela. Premier coup de semonce, suivi d'un second quelques secondes plus tard.

Ce tandem, épaulé par Moutinho, a constamment pesé sur la défense parisienne. Presque fatalement, Moutinho a adressé à sept minutes de la fin du temps réglementaire un centre dans la surface parisienne.

Il y avait foule dans le rectangle parisien mais aucun des défenseurs parisiens n'a réussi à arrêter la trajectoire du ballon jusqu'au pied de James Rodriguez qui l'a repris sans demander son reste.

"Nous sommes maintenant favoris du groupe pour la qualification, mais nous devons y aller étape par étape", a commenté le buteur de Porto.

Zlatan Ibrahimovic aurait probablement aimé marqué aussi, lui qui fêtait mercredi son 31e anniversaire. Mais les lois du football sont implacables: quand un attaquant ne reçoit pas le ballon, il ne peut pas marquer.

Le géant suédois a bien tenté, outre son aile de pigeon, une tête sur un autre centre de Jérémy Ménez, mais il n'a pas trouvé le cadre (12e). A charge pour lui de viser les montants dimanche contre l'OM.

Daniel Alvarenga, Simon Carraud pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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