Ligue des champions: le PSG fait le spectacle en écrasant Benfica

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LE PSG DISPOSE DE BENFICA 3-0
LE PSG DISPOSE DE BENFICA 3-0

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain n'a fait qu'une bouchée mercredi de Benfica (3-0), régalé le Parc des Princes, et pris du même coup seul la tête de son groupe de Ligue des champions.

A la faveur de cette victoire, le club de la capitale compte désormais six points, soit trois d'avance sur l'Olympiakos - vainqueur sur la pelouse d'Anderlecht (3-0) - et sur les Portugais. Le club belge ferme la marche avec zéro unité.

Les hommes de Laurent Blanc ont construit leur succès en première période en inscrivant trois buts en une demi-heure, un doublé de Zlatan Ibrahimovic (5e et 30e) et une réalisation, sa troisième de la saison, de la recrue brésilienne Marquinhos (25e).

Au coup de sifflet final, l'ancien sélectionneur des Bleus a affiché un visage radieux, à la hauteur de la prestation de haute volée de son équipe.

"Ce qui a été bien, c'est qu'on a marqué sur nos temps forts. Effectivement, ça a été une soirée très satisfaisante à beaucoup de points de vue", s'est félicité Laurent Blanc.

Prié de dire s'il s'agissait là du match le plus abouti du PSG depuis qu'il en a pris les rênes cet été, l'entraîneur parisien a répondu sans hésiter par l'affirmative.

"Dans l'analyse oui, les chiffres le prouvent, les statistiques le prouvent. Ce qu'il y a d'intéressant ce soir, c'est que Paris a été dans la maîtrise totale de la première à la dernière minute. Cela fait plaisir car c'est ce que l'on demande", a-t-il souligné.

De son côté, son homologue portugais a reconnu dans la foulée que le PSG avait complètement inhibé son équipe.

"Ils ont fait une excellente première mi-temps, marqué trois buts en 30 minutes, cela nous a fait perdre notre discernement", a analysé Jorge Jesus.

"Nous avons joué ce soir contre une excellente équipe qui pourra gagner un jour la Ligue des champions. C'est tout simplement ça qui nous a compliqué la tâche", a-t-il ajouté.

AVEC UNE PETITE PENSÉE POUR MARSEILLE

Comme un symbole de son envie de bien faire pour ces retrouvailles entre le Parc des Princes et la C1 cette saison, le PSG n'a en effet mis que cinq minutes pour poser son empreinte sur la rencontre en ouvrant le score dès sa première occasion.

En bon capitaine, Zlatan Ibrahimovic s'est chargé de mettre son équipe sur orbite et d'enflammer le public parisien en reprenant seul au deuxième poteau un centre fuyant venu de la droite de Gregory van der Wiel (5e).

Maître du ballon et serein techniquement, le PSG a enfoncé le clou vingt minutes plus tard au terme d'une action de toute beauté initiée côté gauche.

Opportuniste après un corner mal repoussé par les Portugais, Ibrahimovic en a été le grand inspirateur.

Tout est parti d'une talonnade du Suédois à destination de Marco Verratti. L'Italien a alors lancé dans la profondeur et en première intention Blaise Matuidi qui, d'un centre rasant, a pu trouver Marquinhos, deuxième buteur parisien.

Comme si l'addition n'était pas assez corsée pour les finalistes de la dernière Ligue Europa, "Ibra" a refait trembler les filets adverses à peine cinq minutes plus tard en plaçant une tête croisée sur un corner de Thiago Motta (30e).

A la mi-temps, les statistiques étaient à sens unique: plus de 60% de possession de balle pour le PSG et seulement trois tirs du côté portugais, complètement éteints et passifs, incapables de développer leur jeu d'ordinaire léché et porté vers l'offensive.

Plus entreprenants au retour des vestiaires, les Lisboètes ont amorcé une tentative de révolte en parvenant enfin à s'avancer devant la surface parisienne.

Mais à chaque fois, le manque de précision ou la vigilance de Salvatore Sirigu les a stoppés dans leur élan.

Au final, la deuxième période s'est écrite sur un rythme moins soutenu que la première et, en bon gestionnaire, le PSG a mis le pied sur le ballon puis ménagé ses efforts.

Et pour cause, dès dimanche, un autre match de gala l'attend déjà: un déplacement à Marseille, troisième de Ligue 1 avec un point de retard sur le club de la capitale.

Edité par Grégory Blachier et Simon Carraud

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