Ligue des champions: le PSG en quart avec un service minimum

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LE PSG DE RETOUR EN QUARTS DE LA LIGUE DES CHAMPIONS
LE PSG DE RETOUR EN QUARTS DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain n'a pas été très fringant mercredi au Parc des Princes mais en signant un match nul de gestionnaire contre Valence (1-1), il s'est assuré une place en quart de finale de la Ligue des champions, une première depuis 1995.

Vainqueurs 2-1 lors du match aller il y a trois semaines en Espagne, les Parisiens se sont fait quelques frayeurs après l'ouverture du score de Jonas (55e) mais l'égalisation d'Ezequiel Lavezzi (66e) a effacé le spectre d'une élimination qui aurait fait tâche.

Dernier club à représenter le football français cette saison en C1, le PSG connaîtra son adversaire le 15 mars prochain, lors du tirage au sort des quarts de finale.

"Sur les deux matches, la qualification est méritée", a estimé en conférence de presse l'entraîneur parisien Carlo Ancelotti.

"C'était plus difficile ce soir que lors du match aller parce qu'en première mi-temps, on a joué avec un peu d'inquiétude, pas assez relaxés. Et paradoxalement, nous nous sommes mis à jouer après le but de Valence", a-t-il poursuivi.

"Nous étions un peu inquiets après l'ouverture du score car la qualification redevenait ouverte mais ça a réveillé l'équipe. On a commencé à jouer plus offensif et cela a fini par payer."

Son homologue espagnol a tenu à saluer la prestation des Parisiens sur l'ensemble des deux matches tout en jugeant que ses hommes ont laissé filer la qualification mercredi par manque d'énergie en fin de rencontre.

"Ça a été une partie très disputée, très serrée. Notre objectif était de mettre un premier but pour se rapprocher de la qualification et faire douter Paris. A la fin du match, on était fatigué, on a manqué de clairvoyance mais je suis quand même satisfait de la prestation de mon équipe", a dit Ernesto Valverde.

"L'équipe aurait aimé gardé l'avantage plus longtemps et marquer un deuxième but. Mais après son but, le PSG s'est mieux replié et on a péché physiquement."

LAVEZZI, CINQUIÈME

Au coup d'envoi, les Parisiens pouvaient se contenter d'un match nul ou d'une défaite 1-0. Et comme si cet avantage était embarrassant, les hommes d'Ancelotti ont semblé ne pas savoir trop quoi faire du ballon au cours de la première demi-heure.

Face à un Valence volontaire mais brouillon et inoffensif, le PSG a laissé filer le chronomètre en s'en remettant à l'expérience et l'assurance de Thiago Silva derrière et à la grinta de ses Argentins Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore devant.

Illustration de la triste première période des Parisiens, celle-ci s'est achevée sur un corner expédié directement hors des limites du terrain par Clément Chantôme.

Au retour des vestiaires, le PSG a continué à ronronner devant la plus grande exaspération de son public et surtout de son entraîneur, qui a à plusieurs reprises levé les bras au ciel sur des passes mal ajustées ou sur des choix peu judicieux de ses attaquants.

Et Ancelotti avait raison. La sanction est venue à la 55e minute, sur une belle frappe de Jonas aux abords de la surface de réparation à la suite d'une perte de balle de Blaise Matuidi, mis en danger par une mauvaise relance dans l'axe de Clément Chantôme.

Assez logiquement, Jonas, auteur de son cinquième but en Ligue des champions cette saison, a poussé le PSG à se réveiller et Ancelotti à faire entrer Kévin Gameiro, dont c'était la première apparition en C1.

Le recours à l'ancien Lorientais a immédiatement payé. Remuant, multipliant les appels, le remplaçant de luxe de Zlatan Ibrahimovic, suspendu, est venu provoquer d'emblée la défense espagnole qui a craqué sur l'un de ses contres.

Plein d'opportunisme, Lavezzi a profité de la brèche ouverte par son partenaire et, en deux temps, a réchauffé le Parc des Princes et le coeur des supporters parisiens en inscrivant lui aussi son cinquième but depuis le début de la compétition (66e).

En fin de rencontre, Valence a cherché à arracher la prolongation, en vain. Car le PSG ne ronronnait plus.

Edité par Gregory Blachier

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