Ligue des champions: le PSG en huitièmes au courage

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LE PSG EN HUITIÈMES DE FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS
LE PSG EN HUITIÈMES DE FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a fait preuve de caractère mercredi au Parc des Princes pour s'imposer à dix contre onze face à l'Olympiakos (2-1) et décrocher ainsi son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Le champion de France, qui n'avait besoin que d'un point au coup d'envoi de cette avant-dernière journée de la phase de groupes, a ouvert le score grâce à un but de son attaquant vedette Zlatan Ibrahimovic (7e), qui fêtait son 100e match de C1.

Réduit à dix après l'expulsion de son milieu de terrain Marco Verratti en tout début de deuxième période, le PSG s'est fait rejoindre en fin de rencontre sur un but de Kostas Manolas (81e).

Mais l'autre joyau de l'attaque parisienne cette saison, Edinson Cavani, a délivré le Parc des Princes dans la dernière minute du temps réglementaire, sur un contre rapide (90e).

Ce succès assure la première place du groupe C au PSG, un statut qui lui permettra en principe de bénéficier d'un tirage au sort plus clément pour le prochain tour.

"L'objectif est atteint. Nous sommes satisfaits car nous n'avions pas réussi à le faire la dernière fois contre Anderlecht", s'est félicité Laurent Blanc en conférence de presse.

"Cela a été un petit peu compliqué mais on y est arrivé. C'est donc une grande satisfaction de la part du groupe et du staff d'avoir atteint cet objectif qui était le nôtre en début de saison", a ajouté l'entraîneur parisien.

"On a trop respecté le PSG", a réagi de son côté son homologue espagnol Michel.

"On a vu qu'on pouvait arriver facilement à leur surface de réparation mais je pense qu'il nous aurait fallu plus d'audace pour réussir. Au vu de nos cinq derniers matches de Ligue des champions, je pense qu'on mérite de se qualifier", a-t-il poursuivi.

Comme souvent cette saison, surtout en C1, "Ibra" a montré le chemin à son équipe en plantant la première banderille. Tout est parti d'un décalage intelligent côté droit d'Edinson Cavani, à destination de Gregory Van der Wiel.

Lancé comme une fusée dans son couloir, l'international néerlandais a alors centré fort à ras de terre, quasiment en première intention, pour trouver le pied d'Ibrahimovic, complètement démarqué (7e).

CARTON ROUGE POUR VERRATTI

Dominateur dans le combat technique, dans la possession de balle - plus de 70% en première période - et dans les duels, le PSG s'est montré fidèle à ses principes d'équipe joueuse en tentant d'aller immédiatement chercher le but du 2-0.

Mais un manque de réalisme de ses attaquants, notamment d'Ezequiel Lavezzi, et quelques parades bien senties du gardien grec ont empêché le champion de France de tuer la rencontre avant la pause.

Décomplexé, l'Olympiakos en a profité pour placer quelques contres inspirés qui, sans la vigilance de Salvatore Sirigu, auteur de deux arrêts décisifs, auraient pu punir la nonchalance parisienne.

Une poignée de secondes après le retour des vestiaires, Marco Verratti a compliqué la vie de ses partenaires en se faisant expulser pour un deuxième carton jaune, après un premier récolté à la demi-heure de jeu pour une main volontaire (46e).

Condamné à jouer à dix pendant plus de 45 minutes, le PSG n'a pas reculé et a continué à se montrer généreux à l'image d'Ibrahimovic qui par deux fois, a fait trembler les 1.500 supporters grecs transis de froid au Parc des Princes (41e et 51e).

Solidaires et déterminés à conserver leur avantage, les hommes de Laurent Blanc ont continué à jouer haut et à tester les gants de Roberto, qui ont chauffé quelques minutes plus tard sur des frappes d'Adrien Rabiot (72e) et de Blaise Matuidi (74e).

Soucieux d'assurer la victoire, l'entraîneur parisien a alors pris la décision de sortir Zlatan Ibrahimovic et de le remplacer par un défenseur central, Marquinhos.

Mais à peine quelques secondes plus tard, cette tactique défensive a été invalidée par un but de Manolas, qui a profité d'un ballon repoussé par Salvatore Sirigu pour relancer les Grecs (81e).

Touché mais pas coulé par cette égalisation tardive, le PSG s'en est alors remis au talent et aux qualités athlétiques de Cavani. Sur un contre éclair, il a transforme une soirée au goût amer en une victoire pleine de panache.

Edité par Simon Carraud

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