Ligue des champions: le PSG doit patienter et méditer

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PRESTATION POUSSIVE DU PSG FACE À ANDERLECHT
PRESTATION POUSSIVE DU PSG FACE À ANDERLECHT

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - La mécanique de précision du PSG s'est quelque peu enrayée mardi en Ligue des champions face à Anderlecht (1-1), avec un jeu moins fluide, beaucoup de déchet technique et à la clé une petite leçon à méditer pour les hommes de Laurent Blanc.

"On a été trop moyen dans tous les domaines", a résumé l'entraîneur parisien après ce match nul poussif, qui a empêché son équipe de valider avec un peu d'avance son billet pour les huitièmes de finale de C1.

Si brillant depuis trois mois, notamment il y a quinze jours lors du match aller en Belgique (5-0), le club de la capitale a livré là sans doute sa prestation la plus laborieuse depuis le début de la saison.

Malgré une possession de balle impressionnante et une volonté indéniable de produire du jeu, le champion de France en titre a gâché beaucoup trop d'occasions, manqué beaucoup trop de passes et commis trop d'erreurs techniques pour recevoir à nouveau la myriade de compliments qui l'escortent depuis août.

"On a eu beaucoup de déchet, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps. On a fait preuve de beaucoup de maladresse. C'est une bonne piqûre de rappel", a analysé Laurent Blanc.

"Je sais que marquer des buts, c'est dur. Mais on a vraiment eu des occasions nettes ce soir. On doit mieux les négocier. Et ce qui m'agace, c'est que sur sa seule action vraiment construite, Anderlecht a marqué", a poursuivi l'ancien sélectionneur des Bleus.

Hormis les prestations solides de Thiago Motta, de Marco Verratti et de Blaise Matuidi, l'ensemble du collectif parisien a manqué de tranchant et de fluidité, notamment en attaque.

Le trio offensif composé d'Ezequiel Lavezzi, de Zlatan Ibrahimovic et de Lucas s'est en effet montré trop maladroit et n'a jamais vraiment réussi à se trouver, ou alors en se compliquant trop la vie.

Pour Blanc, l'absence sur blessure d'Edinson Cavani sur le flanc de l'attaque parisienne y est peut-être pour quelque chose.

"VOUS AVIEZ TOUS UN SOURIRE EN COIN"

"Il apporte beaucoup de profondeur. Dans une équipe, c'est intéressant, surtout quand on joue contre des équipes regroupées comme ce soir", a-t-il commencé par dire, juste avant d'adresser une critique à peine voilée à Lavezzi et Lucas, pas assez décisifs selon lui.

"Ceux de devant ont chacun leurs qualités mais 'Edi' marque beaucoup plus de buts que les autres quand on regarde les statistiques. Tous les grands attaquants européens marquent des buts. Les autres doivent progresser dans ce domaine là", a-t-il expliqué.

S'il a refusé de mettre cette contre-performance sur le compte du "mental", Blanc a toutefois pris la peine de souligner que la préparation de cette rencontre, qui intervenait quinze jours après le récital du match aller, avait été en un sens compliquée.

"Si on écoute tout ce qui a été dit récemment sur le PSG, sur son milieu, sur son entraîneur, on a l'impression qu'il n'y a qu'à entrer sur le terrain pour gagner", a expliqué le champion du monde 1998.

"Hier, quand je suis venu en conférence de presse et que j'ai dit que c'était le match le plus important de la phase de groupes, vous aviez tous un sourire en coin mais c'était la vérité. Vous faites votre métier mais il faut se méfier de ça (...) C'est une bonne leçon, car encore une fois, dans le football, tout peut se passer."

Heureusement pour le PSG, ce match nul n'a pas forcément rimé qu'avec critiques et désillusions.

Le club de la capitale a en effet su ne pas perdre, réagir vite après l'ouverture du score, et il a ainsi préservé sa série d'invincibilité, désormais de 32 matches toutes compétitions confondues.

S'ils ont retardé leur qualification pour les huitièmes de finale, les Parisiens s'en sont néanmoins un peu plus rapproché mardi soir. A deux journées de la fin de la phase de groupes, ils comptent en effet trois points d'avance sur l'Olympiakos et six sur Benfica.

En cas de victoire ou de match nul dans trois semaines au Parc des Princes contre les Grecs, leur billet pour le tour suivant de la C1 sera composté.

Enfin, dernier motif de satisfaction, le PSG a retrouvé son capitaine Thiago Silva, qui a refoulé la pelouse mardi soir après plus de six semaines d'absence.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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