Ligue des champions: le PSG conclut sur une fausse note

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LE PSG TERMINE LE PREMIER ACTE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS SUR UNE FAUSSE NOTE
LE PSG TERMINE LE PREMIER ACTE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS SUR UNE FAUSSE NOTE

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le PSG vient d'achever la première partie de sa saison européenne sur une fausse note à Lisbonne, ce qui devrait piquer son orgueil en vue des huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Après un début d'exercice maîtrisé avec trois victoires de rang en phase de groupes, le club de la capitale a concédé un match nul embarrassant contre Anderlecht (1-1), battu péniblement l'Olympiakos (2-1) puis chuté à Lisbonne, mardi, contre Benfica (2-1).

Certes, les Parisiens avaient déjà validé leur ticket pour le tour suivant et assuré la première place de leur groupe avant d'entrer dans l'Estadio da Luz.

Le PSG a néanmoins perdu au Portugal quelques certitudes et subi un deuxième revers en moins d'une semaine, lui qui ne restait il n'y a encore pas si longtemps sur une série de 36 matches sans défaite.

"On était sur une bonne dynamique, on enchaînait les victoires mais on ne se sentait pas non plus invincibles", a souligné à l'issue de la rencontre le défenseur parisien Zoumana Camara.

Comme contre Evian-Thonon-Gaillard la semaine dernière, Laurent Blanc avait décidé de faire tourner son effectif dans ce match sans enjeu sportif.

Les absences de Zlatan Ibrahimovic, de Thiago Silva ou encore d'Alex ne sont pas passées inaperçues, même si l'entraîneur parisien a souhaité en minimiser la portée.

"Même si j'ai laissé des joueurs cadres à Paris, l'équipe de départ avait fière allure", a expliqué l'ancien sélectionneur des Bleus. "Il n'y a qu'à regarder le nombre d'internationaux sur le terrain."

"On est déçus mais il faut passer à autre chose", s'est-il empressé de relativiser. "N'oublions pas que nous sommes qualifiés."

"Je suis déçu par la performance de mon équipe en deuxième mi-temps. Il y a des enseignements à tirer de ce style de match, mais je les garde pour moi."

"LÀ, CE N'ÉTAIT PAS IMPORTANT"

Le premier des enseignements, outre le fait que le PSG ait du mal à gagner sans ses stars, est que la profondeur de son banc n'est pas aussi grande que certains pouvaient le supposer.

Car à Lisbonne, les remplaçants d'un soir ont quasiment tous déçu, Javier Pastore et Jérémy Ménez au premier rang, Lucas Digne et Kalifa Traoré au second.

Deuxième facteur d'explication de cette défaite, les Parisiens ont manqué d'agressivité et fait montre de nonchalance après l'ouverture du score en leur faveur par Edinson Cavani.

Pour Salvatore Sirigu, cette attitude s'explique essentiellement par l'absence d'enjeu de cette soirée portugaise.

"Cela ne fait jamais plaisir de perdre un match mais par rapport à la défaite contre Evian, c'était différent", a souligné le gardien de but parisien. "Là, quand on a attaqué la rencontre, on était sûrs d'être premiers."

"Evidemment, on n'est pas content d'avoir perdu mais je pense que si cela avait été un match pour la qualification, cela aurait été différent", a ajouté l'international italien. "Là, ce n'était pas important."

Au-delà de l'importance ou non de ce match, le PSG doit pour Laurent Blanc regarder devant lui et attendre le tirage au sort des huitièmes de finale qui aura lieu vendredi.

"Maintenant, dans un premier temps, on va regarder le tirage au sort qui sera un paramètre important de ce qu'on peut faire en C1", a dit le technicien parisien.

"On va se concentrer désormais sur les deux derniers matches de championnat qu'il nous reste en 2013 et sur ce match de Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne", a-t-il poursuivi.

Edité par Julien Dury

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