Ligue des champions: le PSG a marqué son territoire

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par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a marqué les esprits mercredi en surclassant Benfica en Ligue des champions (3-0), envoyé un signal fort à ses rivaux et surtout réalisé ce match référence après lequel il courait tant depuis le début de la saison.

En l'espace de trente minutes, le PSG a mis K.O. le finaliste de la dernière Ligue Europa et vice-champion du Portugal, qui était pourtant venu à Paris avec la ferme intention de pratiquer son jeu habituellement léché.

Bien loin de voir exaucés ses voeux, le club lisboète a passé une sale soirée au Parc des Princes, incapable de respirer et de s'exprimer face à un rouleau compresseur qui sortira probablement premier du groupe C et ira en huitièmes de finale.

Avant ce match, le PSG de Laurent Blanc avait plus souvent ressemblé à une équipe qui avançait à tâtons, peinait à produire du spectacle. Il avait donné de beaux aperçus à Bordeaux ou face à Monaco en Ligue 1, ou en seconde période sur le terrain de l'Olympiakos, mais sans impressionner autant.

Mercredi, le PSG a envoyé paître tous ces doutes et haussé son niveau de jeu, à l'image de sa campagne précédente où à chaque rendez-vous important, contre le FC Porto, le FC Valence ou encore le FC Barcelone, il avait su répondre présent.

Observateur privilégié du jeu parisien depuis son poste de gardien de but, Salvatore Sirigu a dit s'être régalé.

"Ce fut une très belle soirée. On est content de ce qu'on a fait, notamment en première période où notre niveau de jeu fut très haut", a analysé l'international italien. "On s'était préparé pour ça. On a peut-être vu l'une des périodes les plus abouties de l'équipe."

Son coéquipier Gregory Van der Wiel, passeur décisif sur le premier des deux buts de Zlatan Ibrahimovic, complétait : "Notre équipe est très forte. On possède de grands joueurs. On grandit semaine après semaine."

Au lendemain de cette soirée enivrante, les motifs de satisfaction pour Laurent Blanc sont nombreux même si l'ancien sélectionneur des Bleus ne veut pas en rester là.

"ON A ENTROUVERT LA PORTE"

"On peut toujours faire mieux sur un match, mieux le maîtriser. Mais si c'est le cas, ça voudra alors dire qu'aura encore franchi un palier", a-t-il souligné.

"Après, ce qui me rassure, c'est que dans le domaine défensif, on n'a pratiquement pas concédé une occasion franche à cette équipe de Benfica. On progresse. Quand on arrive à avoir la maîtrise, ça donne des matches comme ce soir, en ayant pratiquement aucune frayeur."

Au coeur de cette équipe qui a dégagé de la sérénité et fait montre de sa justesse technique, certains ont brillé.

Ce fut le cas du capitaine Ibrahimovic, de Thiago Motta et de Marco Verratti, impériaux au milieu de terrain mais aussi du défenseur central Marquinhos, auteur de son troisième but sous ses nouvelles couleurs.

Deux seules fausses notes sont venues noircir ce tableau idyllique.

Il y eut d'abord la prestation en demi-teinte de la recrue phare de l'été, Edinson Cavani, qui peine encore à trouver sa place dans le système parisien, puis le petit coup de sang de Jérémy Ménez, qui, mécontent de ne pas entrer en jeu, a regagné le vestiaire avant la fin de la rencontre.

Au-delà de ces petites contrariétés, le PSG a signé sa deuxième victoire de rang en C1 après celle il y a quinze jours sur la pelouse de l'Olympiakos, marqué sept buts en deux matches et pris du coup une belle option pour une place en huitièmes.

Au classement, les Parisiens comptent en effet trois points d'avance sur les Grecs et les Portugais avant d'affronter deux fois Anderlecht, dont le compteur est toujours bloqué à zéro unité. Pour autant, on préfère rester prudent au PSG.

"Cela nous donne beaucoup de confiance pour la suite, mais on garde la tête froide. On ne sous-estime personne. La porte est ouverte pour la qualification en huitièmes mais prenons les matches les uns après les autres", a notamment dit Ibrahimovic.

"Vu les deux matches, vu les scores, c'est légitime de pouvoir penser que Paris va finir premier de son groupe. Mais moi je suis quelqu'un de plus pragmatique, les matches il faut les gagner, on a entrouvert la porte mais il va falloir finaliser tout ça", a prévenu de son côté Laurent Blanc.

Edité par Grégory Blachier

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