Ligue des champions: le Milan AC et Benfica qualifiés

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LE MILAN AC EN QUARTS DE LA LIGUE DES CHAMPIONS
LE MILAN AC EN QUARTS DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

LONDRES (Reuters) - Arsenal a longtemps cru pouvoir rattraper ses quatre buts de retard mardi, en huitième finale retour de la Ligue des champions face au Milan AC, mais la belle victoire des Gunners, aussi spectaculaire que pleine de suspense (3-0), n'a pas suffi pour écarter les Italiens.

Dans l'autre rencontre de la soirée, le Benfica a effacé sa défaite concédée à l'aller il y a trois semaines en Russie contre le Zénit Saint-Pétersbourg (3-2) en s'imposant 2-0 à domicile, grâce à des buts signés Maxi Pereira (45e+1) et Nelson Oliveira (90e+3).

N'en déplaise aux supporters lisboètes, le spectacle et la dramaturgie avaient élu domicile mardi soir à l'Emirates Stadium, plutôt qu'au stade de la Luz, tant la rencontre entre Arsenal et l'actuel leader de la Serie A a tenu tous les promesses d'un grand match de coupe d'Europe.

Donnés perdants par presque tous les bookmakers au coup d'envoi de ce match de gala, les hommes d'Arsène Wenger ont longtemps cru qu'ils seraient en mesure de faire mentir toutes les statistiques de l'UEFA, qui avant ce match, indiquaient que seules trois équipes avaient réussi dans l'histoire des coupes européennes à remonter un handicap de quatre buts lors d'un match retour.

La première mèche londonienne a été allumée par un Français, Laurent Koscielny, qui sur un corner tiré par Alex Oxlade-Chamberlain, est venu placer une tête rageuse pour tromper Christian Abbiati et inscrire le premier but de sa carrière en Ligue des champions (7e).

A peine 19 minutes plus tard, l'Emirates Stadium a commencé à croire à l'exploit: sur un dégagement manqué du défenseur milanais Thiago Silva, Tomas Rosicky catapultait un plat du pied puissant au ras du poteau gauche du portier italien (26e).

Pendant près d'un quart d'heure, les Milanais ont pensé que l'orage était passé. Mais portés par un vent de folie et par l'envie de faire oublier leur non-match à San Siro il y a trois semaines, les Gunners ont tiré un nouveau coup de canon à la 43e, grâce à un penalty sifflé après une faute sur Oxlade-Chamberlain et transformé par Robin van Persie.

Etouffés par le pressing anglais, le club de Silvio Berlusconi a continué à subir en deuxième période mais la réussite insolente des hommes d'Arsène Wenger s'est heurtée à une rigueur défensive italienne retrouvée, à l'image d'un Christian Abbiati décisif à deux reprises à la 59e devant Gervinho et Van Persie.

"NOUS POUVONS ÊTRE FIERS"

Visiblement entamés par leurs efforts fournis en première période, les Gunners ont marqué le pas à l'heure de jeu, laissant ainsi filer leur rêve de quarts de finale entre les mains milanaises.

"Nous pouvons être fiers de notre performance. Nous avons retrouvé notre fierté en première mi-temps (...) mais malheureusement, nous payons le prix d'un match aller très mauvais", a expliqué à l'issue de la rencontre le manager d'Arsenal, Arsène Wenger.

"Nous avons fait tout ce que nous avons pu et nous sommes, bien évidemment déçus", a ajouté le Français.

A Lisbonne, les Aigles de Benfica ont bataillé ferme en première mi-temps pour faire finalement plier la défense russe dans les arrêts de jeu, à la suite d'un cafouillage dans la surface dont a su profiter Maxi Pereira (45e+1).

Virtuellement qualifiés à la pause, les Portugais ont poursuivi leur domination en seconde période, malgré quelques sursauts d'orgueil russes.

Redoutant une égalisation synonyme d'élimination, les Portugais ont choisi d'attaquer pour mieux défendre et c'est sur un contre mené à toute allure et conclu par le néo-international Nelson Oliveira que la qualification est devenue réalité.

Après plusieurs années de disette sur la scène continentale, où il brillait dans les années 1960 et 1980, Benfica retrouve enfin la lumière, pour le plus grand plaisir de son entraîneur Jorge Jesus.

"Benfica et tous ses supporters méritent d'être en quart de finale, et tout particulièrement ceux qui ont une vingtaine d'années et qui n'ont pas connu les grandes heures de gloire européennes du club", a déclaré le technicien portugais.

De son côté, l'international portugais du Zénit Saint-Pétersbourg Bruno Alves n'a pas caché sa déception de ne pas avoir su conserver le but d'avance qu'avait son équipe au coup d'envoi.

"Nous avons essayé de défendre notre avantage du mieux qu'on a pu. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à se concentrer sur le championnat russe", a expliqué le défenseur central âgé de 30 ans.

Olivier Guillemain pour le service français

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