Ligue des champions: l'OM veut croire à l'impossible

le
0
L'OM VEUT CROIRE À L'IMPOSSIBLE
L'OM VEUT CROIRE À L'IMPOSSIBLE

par François Revilla

MARSEILLE (Reuters) - Moins d'une semaine après sa défaite 2-0 au stade Vélodrome, l'Olympique de Marseille est condamné à l'exploit ce mardi sur le terrain du Bayern Munich s'il veut disputer les demi-finales de la Ligue des champions.

La qualification paraît improbable pour un OM en pleine crise sportive, qui reste sur neuf matches sans victoire dont huit défaites toutes compétitions confondues, la pire série de l'histoire du club.

La Ligue des champions était jusqu'à présent le bol d'air des Marseillais, piteusement éliminés en Coupe de France et seulement neuvièmes de Ligue 1 à 16 points de Lille, assis sur la troisième et dernière place qualificative pour la plus prestigieuse des compétitions européennes.

Mercredi dernier, face au Bayern, le Vélodrome n'a pas connu l'ambiance des grands soirs, des groupes de supporters ayant manifesté leur mécontentement en déployant des banderoles hostiles à Didier Deschamps et à ses joueurs.

Loin de ce climat pesant, les Marseillais vont donc tâcher d'entretenir un très mince espoir de qualification face à des Bavarois déjà impressionnants de maîtrise et d'expérience à l'aller et d'autant plus redoutables sur leur terrain, où ils ont remporté leur cinq matches européens cette saison, dont le dernier 7-0 face au FC Bâle.

"On a une chance mais elle est infime. Perdre 2-0 le match aller à la maison ne nous met pas dans la meilleure des situations", reconnaissait Didier Deschamps juste après la défaite.

"On va jouer dans un superbe stade face à la même équipe. On fera de notre mieux pour obtenir le meilleur résultat possible, en sachant que le Bayern est très bon à domicile", ajoutait l'entraîneur marseillais.

"Y CROIRE QUAND MÊME"

L'OM, qui n'avait plus atteint ce niveau de la compétition depuis sa victoire en finale en 1993, a déjà renversé des situations compromises cette saison en Ligue des champions face au Borussia Dortmund ou à l'Inter Milan.

"Ce n'est pas mission impossible car on a déjà mis trois buts à Dortmund", analysait le milieu de terrain Alou Diarra, suspendu pour la rencontre de mardi.

"Ce sera difficile devant leur public mais il faudra faire un exploit. On a le potentiel pour leur faire mal mais on devra commettre le moins d'erreurs possible", ajoutait-il.

Les Marseillais, qui retrouvent leur capitaine et gardien Steve Mandanda, suspendu au match aller, n'auront de toute façon rien à perdre dans cette rencontre.

"Ils ont gagné mais on a été loin d'être ridicules. Au retour, on n'a rien à perdre, ils sont déjà qualifiés, il faut aller là-bas sans complexe et prendre beaucoup de plaisir. Jouer des quarts de finale de Ligue des champions, ce n'est pas tous les jours dans une carrière", notait Mathieu Valbuena.

Même idée chez Morgan Amalfitano, conscient que l'OM n'a d'autre choix que de jouer son va-tout pour espérer.

"On va essayer d'y aller pour tout donner. On sait très bien que dans leur stade ce sera très, très dur mais on se doit d'y croire quand même", disait l'ex-Lorientais.

Dernier club français en lice sur la scène européenne, l'OM porte une partie de l'avenir continental du football français.

En cas d'élimination des Marseillais, le Portugal prendra la cinquième place au classement UEFA, ce qui obligera notamment le troisième de Ligue 1 à passer un tour préliminaire de plus en Ligue des champions.

Son avenir à lui, l'OM le jouera plus sûrement dans la semaine à venir, ponctuée de matches au sommet, et à défaut d'exploit à Munich, il pourrait au moins y chercher l'élan nécessaire pour remonter la pente sur la scène nationale.

A leur retour d'Allemagne, les Marseillais enchaîneront un déplacement à Paris dès dimanche, la réception de Montpellier en Ligue 1, et la finale de Coupe de la Ligue face à Lyon au Stade de France le 14 avril.

Edité par Gregory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant