Ligue des Champions - Juventus Turin : Comment la Vieille Dame est redevenue la patronne de la Botte

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Ligue des Champions - Juventus Turin : Comment la Vieille Dame est redevenue la patronne de la Botte
Ligue des Champions - Juventus Turin : Comment la Vieille Dame est redevenue la patronne de la Botte

Demi-finaliste de la Ligue des Champions, la Juventus Turin était en Serie B il y a dix ans. En une décennie, les Bianconeri ont remis l'église au centre du village et sont redevenus les patrons incontestés d'une Italie qu'ils dominent sans partage.

De la remontée en Serie A en 2007 à sa demi-finale de Ligue des Champions contre Monaco, dix ans se sont écoulés pour la Juventus Turin. Pendant cette période, le club turinois a tout connu. Le retour, l'incertitude et la domination. Trois étapes marquées par des joueurs, des entraîneurs et des dirigeants qui se sont succédé pour ramener la Vieille Dame en haut de l'affiche. Une histoire de mauvais puis de bons choix qui ont permis au club italien le plus titré de redevenir le monstre qu'il n'a jamais cessé d'être.

2007 - 2011 : Valse des « Mister » et irrégularité

Troisième, deuxième et septième deux années de suite : la Juve a oscillé entre le bon et le médiocre lors des quatre saisons suivant sa remontée dans l'élite. Un mot pour qualifier cette période : intermittence. Il y a eu de tout. Des joueurs qui se révèlent (Marchisio, Chiellini), des erreurs de casting (Mellberg, Ekdal, Poulsen, Amauri, Diego, Felipe Melo...) et surtout des choix en interne difficilement compréhensibles. Après deux saisons encourageantes, Claudio Ranieri est remercié. Désireux de voir un ancien de la maison s'assoir sur le banc, les tifosi juventini ont fait craquer leurs dirigeants sous la pression. Ciro Ferrara, ancien défenseur du club, est nommé. Si la Juve de Ranieri ne déployait pas toujours un jeu séduisant, celles de Ferrara et Luigi Del Neri feront bien pire. La médiocrité des coulisses se propagent sur le terrain. La Vieille Dame finit deux fois à une indigne septième place. Mais la révolution est en marche.

2011 - 2014 : Les trois glorieuses de Conte

Si le mandat de Del Neri avait bien commencé avant l'écroulement total, l'année 2010 marque les arrivées d'Andrea Agnelli (président) et de Giuseppe Marotta (directeur général). Les deux hommes font entrer la Juve dans une nouvelle ère. Financièrement, tous les voyants sont au vert. Ils recrutent intelligemment, sans se ruiner (Pirlo libre, Barzagli à 500 000 euros, Pogba libre, Vidal à 10 millions, Bonucci à 15 millions) et la Juve retrouve tout de suite des couleurs. Dans son nouvel écrin du Juventus Stadium dont elle est propriétaire, elle effectue une saison monumentale en réussissant l'exploit de ne pas perdre un seul match de championnat. Arrivé sur le banc avec une petite expérience de coach dans des clubs mineurs de Serie B et de Serie A, Antonio Conte façonne cette machine à gagner. Tactiquement et techniquement, la Vieille Dame redevient efficace, solide et développe un jeu qui fait l'unanimité. Tout le monde s'incline. Avec son 3-5-2, la Juve marche de nouveau sur la Botte. Cette équipe est à l'image de son coach, pleine de caractère. Un, deux, puis trois titres : plus les années passent, plus elle domine outrageusement.

Depuis 2014 : Une Vieille Dame inarrêtable  

Quand Antonio Conte a quitté le navire turinois pour devenir sélectionneur de l'Italie, certains ont pensé que le cycle de la Juve allait se terminer. La Vieille Dame a tourné une page, mais elle n'a pas arrêté de gagner pour autant. L'acte fondateur de Massimiliano Allegri, c'est d'avoir conservé l'héritage de Conte pour bâtir le sien. Avant de changer la tactique et les hommes, le technicien italien a apporté quelques retouches qui ont rendu cette Juve encore plus forte. Même quand certains cadres ont quitté le navire (Tevez, Pirlo, Vidal, Pogba), la Juve n'en a pas souffert. Mieux, elle est devenue encore plus forte. Riche mais pas dépensière, elle a ciblé ses besoins en investissant intelligemment ses deniers (Khedira libre, Daniel Alves libre, Pjanic 32 millions, Dybala 40 millions). La Juve n'a fait qu'une folie avec Higuain (90 millions), mais elle pouvait se permettre après avoir vendu Pogba. Sur le terrain comme en dehors, cette équipe est menée à la baguette par des hommes lucides et compétents. Tout est carré. C'est comme ça que la Vieille Dame s'est (re)installée tout en haut.
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