Ligue des champions: Girard en veut à ses joueurs

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L'ENTRAÎNEUR DE MONTPELLIER EN COLÈRE CONTRE SES JOUEURS
L'ENTRAÎNEUR DE MONTPELLIER EN COLÈRE CONTRE SES JOUEURS

par Simon Carraud

MONTPELLIER (Reuters) - Malgré la défaite, il y avait sans doute beaucoup de points positifs à retenir du match de Montpellier face à l'Olympiakos mercredi en Ligue des champions, mais l'entraîneur René Girard a surtout relevé les défaillances de ses joueurs.

Les champions de France ont dominé pendant plus d'une heure, parfois de façon écrasante et ont mené à la 49e minute à la suite d'un but de Gaëtan Charbonnier face à des Grecs réduits au rang de simples spectateurs.

Mais tout a basculé à la 73e minute : égalisation signée Vassilis Torossidis, puis but de Kostas Mitroglou dans le temps additionnel de la deuxième période (90e+1). Et nouvelle défaite 2-1 à domicile, comme contre Arsenal.

Les Montpelliérains sont donc passés de l'euphorie à l'abattement et de la troisième à la quatrième place du groupe B dans lequel leur avenir s'est singulièrement assombri. Avec un point, ils sont à cinq longueurs du deuxième, Arsenal.

"(L'Olympiakos) n'est peut-être pas la meilleure équipe du groupe mais c'est une bonne équipe. La moindre erreur, on la paie comptant", a diagnostiqué René Girard en conférence de presse.

L'entraîneur a mis la défaite sur le compte d'un manque de concentration et d'une inconstance tactique que ses joueurs ne pouvaient pas se permettre au plus haut niveau européen.

"Je leur en veux", a-t-il dit, tout en colère froide.

"Je sais qu'on est capable de faire des périodes intéressantes. Mais ce que je retiendrai encore ce soir, c'est les lacunes."

"On ne fait pas ce qu'il faut et on se retrouve en difficulté (...) Ce qui me dérange c'est qu'on a fait chacun un peu son numéro. J'avais dit qu'un défenseur devait être un défenseur."

Pour René Girard, les motifs de frustration ne manquaient pas : non seulement il n'a pas pu vivre le match de l'intérieur, la faute à une interdiction de banc après son geste déplacé envers l'entraîneur de Schalke 04 au match précédent, mais il a senti un manque de lucidité chez ses joueurs après le coup de sifflet final.

"Je ne pense pas qu'en ce moment mon ressenti soit le leur (...). 'On a bien joué, on a bien fait, on n'a pas eu de chance'... Stop", a-t-il déclaré.

Younès Belhanda et ses coéquipiers auront deux fois de suite en une semaine l'occasion de se racheter aux yeux de leur technicien: samedi contre Nice en Ligue 1 et mercredi prochain contre Bordeaux en Coupe de la Ligue.

Avant, notamment, le déplacement en Grèce le 6 novembre qui pourrait enterrer pour de bon les illusions européennes de Montpellier. A moins d'un sursaut ?

Edité par Grégory Blachier

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