Ligue des champions: Dortmund prive le Real d'un exploit

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DORTMUND EN FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS
DORTMUND EN FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

MADRID (Reuters) - Le Real Madrid a cru mardi soir au miracle pendant une dizaine de minutes mais c'est bien le Borussia Dortmund qui s'est qualifié pour la finale de la Ligue des champions après sa défaite 2-0 au stade Santiago Bernabeu.

Karim Benzema et Sergio Ramos ont marqué deux buts en toute fin de match (83e et 88e) qui ont failli faire basculer l'histoire de cette double confrontation mais les Allemands ont finalement tenu le choc.

Car les Madrilènes étaient placés depuis une semaine devant cette alternative: marquer but sur but pour rattraper les dégâts du match aller (4-1) ou quitter trop tôt cette compétition sur laquelle ils misaient beaucoup.

Le défi était d'autant plus colossal que le Borussia n'avait jusque-là perdu aucun match dans la compétition. Les deux rencontres entre les deux clubs en phase de groupes s'étaient soldés par une victoire des Allemands et un match nul.

Pour entretenir leurs espoirs, les Madrilènes ont donc tout fait pour marquer dans les 15 premières minutes mais, à force de gâcher les occasions, ils ont traversé un long tunnel avant de se réveiller dans les dix dernières minutes. Trop tard.

Le Borussia Dortmund goûtera à nouveau le 25 mai, au stade de Wembley à Londres, à une finale européenne 16 ans après son sacre contre la Juventus Turin.

Cette fois-ci, la jeune garde du Borussia, emmenée par Marco Reus, Mario Götze et Robert Lewandowski, pourrait bien disputer une finale germano-allemande contre le Bayern Munich, qui part avec une longueur d'avance dans la deuxième demi-finale, mercredi.

L'autre grand d'Allemagne a infligé la semaine dernière une leçon 4-0 au Barça de Lionel Messi, peu habitué à ce genre de déroute.

Le Real, José Mourinho en tête, aurait donné cher pour jouer ce match-là et sauver sa saison gâchée par la perte très probable du titre de champion d'Espagne au profit du Barça.

"YES WE CAN"

Les Espagnols ont donc déclenché une série d'attaques dès le coup d'envoi dans l'espoir de faire vaciller le Borussia sur ses fondations.

Dès la quatrième minute, Gonzalo Higuain, servi par Cristiano Ronaldo dans un trou de souris, s'est offert un duel avec le gardien Roman Weidenfeller. Un duel perdu par l'Argentin, coupable d'avoir un peu trop tergiversé balle au pied.

A ce moment-là du match, les Madrilènes se sont procuré de nombreux corners - quatre en huit minutes - mais n'ont pas réussi à profiter de leurs grands gabarits, notamment de celui du défenseur français Raphaël Varane, titulaire au coup d'envoi.

Cristiano Ronaldo a raté le cadre à la neuvième minute, mais le Real a tout de même reçu un petit coup de pouce du destin: la sortie sur blessure de Mario Götze, l'un des atouts maîtres de Jürgen Klopp (14e).

A la 15e minute, Mesut Özil a à son tour raté une grosse occasion en tirant à côté des poteaux, alors que Cristiano Ronaldo attendait le ballon devant les buts vides.

Cette action a - au moins provisoirement - signé le début de la fin des espoirs des Madrilènes qui ont laissé Dortmund éteindre tranquillement l'incendie. Ils ont même frôlé la défaite en début de deuxième période.

Robert Lewandowski, l'homme du quadruplé au match aller, a touché la transversale à la 50e minute. Et 12 minutes plus tard, il a fallu une parade spectaculaire de Diego Lopez pour écarter le danger sur une frappe d'Ilkay Gündogan.

A la 57e minute, lorsque Karim Benzema est entré en jeu à la place de Gonzalo Higuain, le match paraissait définitivement plié.

Mais le Français a marqué à sept minutes de la fin du temps réglementaire sur un centre de Mesut Özil avant d'offrir cinq minutes plus tard une balle de but au défenseur Sergio Ramos, venu apporter son aide aux attaquants.

Le stade s'est alors comme embrasé. Mais ni les encouragements du roi Juan Carlos depuis la tribune VIP ni les "Yes we can" lancés par tout le public de Santiago Bernabeu n'ont suffi.

Pour la troisième fois de suite, le Real s'arrête au stade des demi-finales.

Simon Carraud pour le service français, édité par Pascal Liétout

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