Ligue des champions: Chelsea, tenant sur un fil

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CHELSEA DOIT RETROUVER L'ESPRIT DE COMBAT
CHELSEA DOIT RETROUVER L'ESPRIT DE COMBAT

par Mike Collett

LONDRES (Reuters) - Tenant du titre, Chelsea doit retrouver l'esprit de combat qui a fait son succès la saison dernière s'il veut poursuivre sa route en Ligue des champions.

A la peine en Premier League, où ils viennent d'enchaîner quatre rencontres sans victoire, les Blues, qui se déplacent mardi à Turin pour y affronter la Juventus, ont leur destin en mains.

A deux rencontres de la fin de la phase de groupes, trois équipes ont déjà éliminé tous les doutes. Manchester United, Porto et Malaga sont qualifiés, et seul est maintenant en jeu leur classement final.

Une dizaine d'autres clubs pourraient les rejoindre cette semaine en huitièmes de finale, dont le Paris Saint-Germain, unique représentant français à entrevoir un printemps européen après les naufrages de Montpellier et Lille.

Arsenal, le FC Barcelone, le Bayern Munich, le Borussia Dortmund, le Real Madrid ou le Milan AC, pour ne citer que les grands noms, devraient eux aussi assurer leur avenir d'ici mercredi soir.

Chelsea est paradoxalement de ceux-là. Une victoire à Turin le qualifierait mais il n'est pas à l'abri d'une élimination qui aurait l'allure d'un fiasco puisque jamais un champion d'Europe en titre n'a été éliminé au premier tour.

Les Londoniens, qui visent une dixième participation d'affilée aux huitièmes, traversent une période difficile et souffrent d'absences défensives qu'a bien su exploiter West Bromwich Albion, samedi en championnat (2-1).

"Pour une raison inconnue, novembre ne semble pas réussir à ce club", a dit l'entraîneur Roberto Di Matteo.

Chelsea a pourtant signé il y a deux semaines une victoire des plus importantes en battant le Shakhtar Donetsk sur le fil à Stamford Bridge (3-2). Les Ukrainiens ont tout de même conservé la tête du groupe avec sept points, comme les Anglais, contre six à la Juventus.

CITY VERS LA SORTIE

Bien qu'en position précaire, le champion d'Europe a pour lui de pouvoir raisonnablement espérer se qualifier.

Ce n'est pas le cas du champion d'Angleterre, Manchester City, dernier du groupe le plus relevé de la compétition avec deux points, loin derrière Dortmund (huit), le Real Madrid (sept) et même l'Ajax Amsterdam (quatre).

City vient de prendre les commandes de la Premier League en écrasant Aston Villa (5-0) mais n'a toujours pas gagné en Ligue des champions, ce que ne s'explique pas le capitaine, Vincent Kompany.

"Si j'avais la réponse, on n'en serait sans doute pas là", a-t-il dit ce week-end à la BBC. "Mais bizarrement, nous avons encore nos chances en Ligue des champions et je pense que sur les deux derniers matches on peut créer une grosse surprise."

Les Citizens devront commencer par battre le Real Madrid, qu'ils n'avaient jamais affrontés avant cette saison, mercredi à domicile, où tout autre résultat qu'un succès les éliminera.

Le Real se présentera en favori à l'Etihad Stadium même si son buteur français Karim Benzema, brillant ce week-end en Liga, mesure la menace représentée par les multiples talents offensifs de City, à commencer par son compatriote Samir Nasri.

"Manchester City a de grands joueurs mais je sais, pour m'entraîner et jouer avec lui en équipe de France, qu'il peut nous poser de gros problèmes. Nous voulons finir en tête du groupe et des joueurs comme Samir sont des obstacles à notre réussite", a-t-il dit.

Comme le déplacement du Real à Manchester, où il a souvent croisé le fer avec United, évoque les grandes heures de la Coupe d'Europe, le match entre le Benfica Lisbonne et le Celtic Glasgow ravive de lointains souvenirs.

Les Ecossais, auteurs d'un des plus gros coups du premier tour avec un succès 2-1 sur le FC Barcelone, ont été les premiers Britanniques à soulever une Coupe d'Europe, en 1967 à Lisbonne face à l'Inter Milan.

Deuxièmes de leur groupe derrière le Barça, avec trois points d'avance sur Benfica et quatre sur le Spartak Moscou, ils valideront leur billet pour les huitièmes s'ils l'emportent mardi.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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