Ligue des champions: Arsenal ramène Montpellier sur terre

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MONTPELLIER S'INCLINE FACE À ARSENAL EN LIGUE DES CHAMPIONS
MONTPELLIER S'INCLINE FACE À ARSENAL EN LIGUE DES CHAMPIONS

MONTPELLIER (Reuters) - Les tout premiers pas des Montpelliérains mardi en Ligue des champions face à Arsenal avaient tout du rêve, en particulier après l'ouverture du score de Younès Belhanda, mais la réalité les a vite rattrapés à la Mosson où ils se sont inclinés 2-1.

Il n'a fallu que quelques minutes aux Londoniens, nettement plus habitués aux joutes européennes, pour briser les illusions des joueurs de René Girard, battus deux fois en deux minutes, par Lukas Podolski (16e) puis Gervinho (18e).

Le premier but a prouvé qu'ils avaient les armes pour tenir le choc dans le groupe B, mais les deux suivants leur ont montré tout le chemin qui leur reste à parcourir pour assurer l'une des deux places qualificatives pour les huitièmes de finale.

Dans les rangs d'Arsenal, un autre joueur faisait ses débuts européens, Olivier Giroud, vieille connaissance des Montpelliérains qu'il a fréquenté pendant deux ans comme coéquipier.

L'attaquant international redoutait ces retrouvailles avec le club qui l'a propulsé au plus haut niveau, ce qui ne l'a pas empêché de délivrer une passe décisive à Lukas Podolski.

En dépit des deux buts encaissés, tous les espoirs ne sont pas enterrés pour Montpellier, qui a encore cinq matches pour redresser la situation. Prochaine manche: le mercredi 3 octobre sur le terrain de Schalke 04.

A 1.800 km de Montpellier, les Allemands sont allés battre l'Olympiakos Le Pirée (2-1) pour leur entrée en lice.

Avant le deuxième match de leur histoire en Ligue des champions, les novices montpelliérains auront donc deux semaines pour tirer les leçons ambivalentes de cette plongée dans le grand bain européen.

"Je crois qu'on peut avoir beaucoup de satisfactions, de regrets. Des regrets parce qu'en deux minutes on ne se tue pas le match, mais presque", a déclaré en conférence de presse l'entraîneur René Girard qui venait de diriger le premier match de sa carrière en Ligue des champions.

"Il faut tirer leçons, ne pas se satisfaire de ça parce qu'on ne se satisfait pas des défaites."

Ils pourront en particulier méditer sur les forces et les faiblesses auxquelles un débutant peut difficilement échapper: l'enthousiasme et l'envie de briller d'une part, la fébrilité et la peur de mal faire de l'autre.

Cette fraîcheur et cette absence de complexes leur ont permis de partir à l'assaut du but londonien dès le coup d'envoi. Et l'effort a payé.

RÉMY CABELLA TOUCHE LA TRANSVERSALE

A la 8e minute, Younès Belhanda s'est promené comme un funambule sur la ligne de la surface de réparation, où il a été bousculé par le défenseur et capitaine d'Arsenal, Thomas Vermaelen.

Le maître à jouer marocain s'est lui-même chargé de tirer le penalty. Et, comme pour narguer le destin et le contingent de supporters anglais qui avaient fait le déplacement, il s'est offert le luxe d'une panenka, soit un tir en douceur en plein centre (1-0).

Décomplexés mais pas encore suffisamment roublards, les Montpelliérains ont aussi été fébriles, surtout dans les minutes qui ont suivi.

A la 16e minute, les Londoniens ont combiné dans l'axe, en passant notamment par Abou Diaby et Olivier Giroud, avant de trouver Lukas Podolski, qui a remis les deux équipes à égalité (1-1).

Un match nul aurait déjà eu des allures de prouesse pour Montpellier, mais la messe n'était pas dite et, deux minutes plus tard, l'Ivoirien Gervinho a lancé une action sur le côté. Il s'est ensuite précipité vers les buts avant de récupérer le ballon et de battre Geoffrey Jourdren (2-1).

Secoué par Rémy Cabella, les Montpelliérains sont repartis à l'assaut, comme à la 34e minute lorsque le jeune milieu de terrain offensif a obtenu un corner.

Le sort a été cruel avec ce pur produit de la formation montpelliéraine, constamment frustré. A la 47e minute, il a attendu qu'Abou Diaby tombe dans la surface de réparation londonienne pour s'emparer du ballon, mais sa tentative est passée bien au-dessus.

A la 55e, il a astucieusement piqué la balle au-dessus du gardien, battu. La trajectoire a trouvé la transversale.

Hyperactif, Rémy Cabella s'est offert, pour la gloire, un petit-pont dans la surface adverse dans le temps additionnel, mais le score devait en rester là.

Pour preuve: quelques minutes plus tôt, Younès Belhanda s'était trouvé seul au milieu de la surface de réparation. Comme pris de court par cette occasion inespérée, il n'a pas réussi à tromper le gardien Vito Mannone.

Grégory Blachier et Simon Carraud

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