Ligue des champions: Arjen Robben encore déroutant mais décisif

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ROBBEN ENCORE DÉROUTANT, EXASPÉRANT MAIS DÉCISIF
ROBBEN ENCORE DÉROUTANT, EXASPÉRANT MAIS DÉCISIF

par Brian Homewood

LONDRES (Reuters) - La prestation d'Arjen Robben samedi en finale de la Ligue des champions a été un concentré de sa carrière: souvent déroutant pour les défenseurs adverses, parfois exaspérant pour ses partenaires et ses supporters mais surtout décisif dans les deux buts qui ont permis au Bayern Munich de décrocher une cinquième couronne européenne.

Désigné homme du match à l'issue de la finale remportée 2-1 face au Borussia Dortmund, l'ailier néerlandais, qui ne semble pas savoir qu'il a un pied droit comme il l'a une nouvelle fois montré lors d'un face-à-face perdu avec le gardien adverse en première période, a entretenu sa réputation d'énigme aussi talentueuse qu'irritante.

Comme lorsqu'il jouait pour le PSV Eindhoven, Chelsea ou le Real Madrid, Arjen Robben a dû rendre fous de rage ses détracteurs, qui, au-delà de ses grimaces accompagnant chaque perte de balle ou tacle d'un adversaire, s'arrachent les cheveux en le voyant répéter toujours la même action face à des défenseurs tombant systématiquement dans le panneau: je fais semblant de déborder vers la droite, je repique au centre et je tire du gauche.

Samedi soir à Wembley, il a surtout été une menace constante pour la défense de Dortmund, qu'il a prise en défaut deux fois, d'abord pour servir parfaitement Mario Mandzukic, qui n'a quasiment eu qu'à pousser le ballon dans le but vide pour l'ouverture du score, puis pour inscrire le but de la victoire à une minute seulement de la fin du match après une talonnade de Franck Ribéry.

"J'étais prêt aujourd'hui", a-t-il déclaré après avoir reçu des mains d'Alex Ferguson le trophée décerné à l'homme du match.

"J'avais joué le match dans ma tête (...) mais quand vous marquez le but de la victoire à la dernière minute, c'est comme dans un rêve. J'ai beaucoup de mal à réaliser pour le moment."

Un an plus tôt, Arjen Robben avait été le héros malheureux de la finale perdue face à Chelsea, sur la pelouse même du Bayern Munich. Il avait alors raté un penalty en prolongation alors que le score était de 1-1.

"On ne peut pas aller plus haut, gagner la Ligue des champions, nous sommes quelques-uns à l'avoir raté de peu déjà", a-t-il dit samedi.

"En plus de l'année dernière, j'ai personnellement aussi perdu une finale de Coupe du monde (avec les Pays-Bas contre l'Espagne en 2010) et la finale de la Ligue des champions en 2010. Personne n'a envie de cette étiquette de perdant mais tout a parfaitement fonctionné aujourd'hui et je peux oublier ces défaites."

Bertrand Boucey pour le service français

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