Ligue 2: requinqué, Monaco regarde à nouveau vers le haut

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par Etienne Ballerini

MONACO (Reuters) - Dernier de Ligue 2 à la trêve hivernale après avoir connu la descente l'été dernier, Monaco commence à renaître sous le double effet d'un encadrement technique efficace et de l'arrivée d'un investisseur russe.

En sept rencontres, les joueurs de la Principauté ont engrangé 17 points sur 21 possibles et se retrouvent aujourd'hui, avec 37 points, à la 14e place du championnat.

La route est encore longue cependant pour un club ayant disputé et perdu une finale de Ligue des champions en 2004 face à Porto (3-0). Mais le spectre d'une nouvelle relégation, cette fois en National, semble s'éloigner.

Monaco reçoit Nantes vendredi pour un match au parfum de nostalgie entre deux équipes naguère emblématiques du football français.

Pour les supporters monégasques, l'espoir renaît. La résurrection que vit le club, dont le premier supporter est le prince Albert, a ses explications.

Lancée par le souverain monégasque, l'impulsion a été donnée au niveau financier avec l'arrivée avant Noël d'un nouvel investisseur majoritaire, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev.

La structure mise en place, avec la volonté affichée de faire retrouver le plus vite l'élite au club, s'est traduite immédiatement par le recrutement au mercato d'hiver de neuf joueurs, pour un coût de 18 millions d'euros.

L'opération était risquée. Le mercato d'hiver a rarement été la panacée pour les clubs en difficulté et Monaco l'a expérimenté a plusieurs reprises ces six dernières saisons, où l'amélioration du classement avait été infime.

INTÉGRATION RAPIDE

L'injection de nouveaux joueurs aurait pu aussi perturber le groupe existant et avoir des conséquences sur le jeu et les résultats escomptés. Après une courte période de tâtonnements et de réglages, la machine s'est pourtant mise en route, sous la férule de l'ancien buteur italien du club, Marco Simone.

"Le risque était que l'intelligence de tous ne soit pas au rendez-vous de la nécessité de la survie du club. A la base, il y a eu la grande compréhension et disponibilité du groupe en place vis-à-vis des nouveaux arrivants, afin de leur permettre une intégration rapide", explique à Reuters l'entraîneur monégasque, arrivé en Principauté en septembre.

"Puis il y a les qualités au niveau du jeu, du mental et de l'ambition nécessaire des nouveaux arrivants pour se fixer sur les objectifs. Ensuite, il fallait prolonger le discours en sachant gérer les situations au niveau du terrain, instaurer une concurrence saine afin de maintenir la qualité du travail", ajoute-t-il.

Marco Simone n'a jamais baissé les bras, a maintenu le cap dans les moments difficiles de la première partie de saison et il a vu son travail récompensé.

"On a eu des moments très durs mais on savait aussi que ça devait passer par de la souffrance", note-t-il.

L'implication de l'entraîneur semble satisfaire ses nouveaux patrons. "J'ai été impressionné par son travail dans cette période d'incertitude. Marco a fait un travail remarquable pour garder la stabilité du groupe", souligne Tor-Kristian Carlsen, le directeur sportif.

Les nouveaux dirigeants ont su trouver les moyens de faire fructifier leur investissement par l'incitation à la performance avec l'instauration des primes de matches (5.000 euros), un tarif similaire, voire supérieur à celui appliqué en Ligue 1.

Monaco a donc sorti la tête de l'eau et compte bien la maintenir pour pouvoir regarder plus loin. "Le club pense déjà à la saison prochaine", assure Tor-Kristian Carlsen, qui ne voit pas Monaco ailleurs qu'en Ligue 1 en 2013-2014.

Edité par Pascal Liétout

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